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La Génération C : communiquer, collaborer et créer

Parmi les internautes qui consultent des avis ou recommandations sur les médias sociaux, 74 % sont influencés par ce qu’ils y lisent. C’est ce qu’a révélé l’enquête NETendance lancée par le CEFRIO en 2010. D’ailleurs, 18 % des internautes québécois ont déjà interagi avec une entreprise directement sur les médias sociaux, soit en visionnant une vidéo commerciale ou en consultant un profil d’entreprise. Photo :Photos.com

Parmi les internautes qui consultent des avis ou recommandations sur les médias sociaux, 74 % sont influencés par ce qu’ils y lisent. C’est ce qu’a révélé l’enquête NETendance lancée par le CEFRIO en 2010. D’ailleurs, 18 % des...

Publié le 30 Mai 2011
Publié le 30 Mai 2011
Valérie Gonthier  RSS Feed

Après les générations Y et Z, la Génération C est la prochaine à faire son entrée sur le marché du travail. Mais qui sont ces jeunes? Ce sont ceux qui ont grandi avec les technologies. C’est donc dire qu’ils n’ont pas les mêmes attentes au plan des environnements d’apprentissage, ni les mêmes habitudes de consommation que leurs parents et leurs grands-parents. Survol de la génération C, celle qui est née avec un clavier d’ordinateur au bout des doigts, dans un environnement où les technologies de l’information et de la communication (TIC) sont omniprésentes.

Sujets :
CEFRIO , Centre francophone d’informatisation des organisations

 

Le Centre francophone d’informatisation des organisations (CEFRIO) a mené une enquête auprès de jeunes âgés entre 12 et 24 ans, soit la Génération C. Selon cette enquête datant de 2008, le CEFRIO a relevé que 84 % des jeunes interviewés possédaient un lecteur de type MP3, 64 % un ordinateur de bureau et 39 % un ordinateur portable, 60 % une console de jeu vidéo et 57 % un téléphone portable conventionnel.

Avec les multitudes de logiciels et site Web disponibles, plusieurs nouveaux outils sont maintenant à la disposition de ces jeunes. «Tout change très rapidement. Aujourd’hui, il est possible d’apprendre à lire sur le Net», rend compte Vincent Tanguay, vice-président Innovation et transfert au CEFRIO.

Ainsi, ce dernier est d’avis que ces nouvelles technologies doivent être intégrées à l’éducation des jeunes. «Les jeunes doivent pouvoir retrouver des outils technologiques dans leurs classes. Peu d’écoles en permettent l’utilisation».

En effet, selon l’enquête Génération C, l’ordinateur reste trop souvent sous-exploité par les éducateurs. Le CEFRIO recommande que des approches pédagogiques soient mises de l’avant, mais également que les éducateurs soient mieux outillés et formés.

Les TIC au travail

Selon l’institut de la statistique, en 2014, plus d’un million de Québécois âgés entre 20 et 29 ans seront actifs sur le marché du travail ou en préparation à y accéder. À la suite de l’étude du CEFRIO, M. Tanguay remarque que ces jeunes s’attendent d’ailleurs à utiliser les TIC dans leur milieu de travail. «La sphère numérique est là pour rester», remarque-t-il. Selon lui, les employeurs auront à s’ajuster s’ils veulent conserver les jeunes dans leur entreprise. «Les entreprises utilisent de plus en plus les médias sociaux. C’est un incontournable, ne serait-ce que pour rejoindre les jeunes», explique M. Tanguay.

Avantages et désavantages

Ces jeunes de la Génération C sont pratiquement nés avec une manette entre les mains. Selon Vincent Tanguay, l’avantage principal de l’accessibilité à ces technologies pour les jeunes est que cela reflète la réalité d’aujourd’hui. «Ce n’est pas avec les outils d’hier que nous allons aller vers les enjeux de demain».

Par contre, ce dernier insiste sur l’importance de conserver les liens physiques entre les gens. «Il faut éviter un déséquilibre et ne pas oublier que les technologies à notre disposition sont des outils plutôt qu’une fin en soi», mentionne-t-il. Selon ce dernier, les rencontres physiques sont encore essentielles.

Les utilisateurs du net

Il est bien plus facile d’identifier ceux qui utilisent moins les technologies que le contraire. C’est du moins ce qu’explique Vincent Tanguay, vice président Innovation et transfert au CEFRIO. Selon lui, les gens en région sont plus susceptibles d’être de moins grands utilisateurs des TIC pour des raisons socio-économiques. «Ça dépend beaucoup de la situation géographique, mais surtout de la qualité de la collectivité. Est-ce que la bibliothèque est branchée à Internet? Est-ce que la région a accès au réseau Internet haute vitesse?», expose-t-il.

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