Au total, 75 personnes se sont déplacées pour venir échanger avec le conseil sur les répercussions du bruit sur la qualité de vie. Bien entendu, les gens qui habitent en bordure de l’autoroute 40, depuis vingt ans, ont vu le flot de trafic augmenter de façon considérable. On parle présentement de 140 000 véhicules par jour avec les problèmes qui s’en suit.
Pour la période de questions, qui a duré deux heures, plusieurs intervenants sont venus témoigner, certains avec humour, d’autres un peu moins, de la problématique et de l’urgence de bouger dans le dossier du mur antibruit.
Le chef du PDR-L, Jean Langlois, a pris la tribune pour expliquer, à sa manière, les grandes lignes du dossier. En réponse à la quinzaine de résidants inquiets qui ont posé des questions, la mairesse de Repentigny, Chantal Deschamps, a été formelle dans ses réponses. Elle a notamment rappelé les grandes lignes et l’évolution du dossier à travers les époques, les différentes études et les divers plans pour contrer le phénomène.
« En novembre dernier, nous avons sondé le MTQ [ministère des Transports du Québec] sur son ouverture pour les nouvelles façons de faire comme à Rosemère ou à Laval. Nous n’en sommes plus aux façons de faire d’antan. Les études passées ne sont pas à jour. Les dernières technologies avec des compositions mixtes de muret de bois et de végétaux sont plus appropriées maintenant et c’est vers ça que l’on regarde. D'ailleurs, je vous signale qu’une firme lanaudoise produit des écrans végétaux qui semblent efficaces et nous aimerions mener des projets-pilotes sur plusieurs tronçons, et surtout ce ne sont pas des projets qui coûtent 30 millions », a-t-elle affirmé.
De plus, la mairesse s’est engagée à placer dans le prochain Programme triennal d'immobilisations (PTI) le dossier du mur antibruit.
Après la période des questions, les trois quarts de l'audience ont quitté la salle et les élus ont poursuivi leur travail.

