C’est sous des termes clairs, nets et précis que les villes de Repentigny et Charlemagne, ainsi que le Service de police de Repentigny ont dévoilés la phase II de la campagne annuelle de sécurité routière. Slaque la pédale, roule la pédale douce et perds pas les pédales sont les slogans utilisés pour cette deuxième phase.
Pour s’assurer que les citoyens se rappellent du message lancé par le service de police, des affiches seront installées aux entrées des deux villes concernées. On pourra y remarquer le slogan slaque la pédale, un panneau indiquant la limite de vitesse à 50km/h et l’adresse du site Internet www.ralentircheznous.com.
De plus, les citoyens qui désirent se procurer les panneaux (deux pieds X trois pieds) pour les installer sur leur terrain pourront le faire. Quelque 750 affiches ont été préparées à cet effet. « Il pourrait même en manquer », soutient Pascal Saint-Denis, de communication PSD. Pour le moment, les citoyens de Charlemagne ne pourront installer de pancartes sur leur terrain, mais cette situation pourrait changer, a laissé entendre M. St-Denis. « L’objectif d’une campagne de sensibilisation est de capter l’attention des gens qui circulent sur le réseau routier et développer, voire renforcer leur sentiment de responsabilité. Nous sommes très satisfaits du bilan routier des dernières années, mais on continue, avec l’appui des policiers. (…). C’est un processus qu’il faut continuellement renouveler, pour ne pas que les gens oublient l’importance de réduire leur vitesse », a affirmé Raymond Hénault, conseiller municipal et président de la Commission de la sécurité publique et de la circulation de la Ville de Repentigny.
De son côté, le sergent aux relations communautaires et affaires publiques du Service de police de Repentigny, Paul Diamond, est d’avis que la circulation à haute vitesse est créée par les citoyens de Repentigny et Charlemagne. « Ce ne sont pas les gens qui arrivent de Montréal ou de Québec qui circulent à toute vitesse sur nos rues. Ce sont les citoyens de Repentigny et Charlemagne et c’est entre nous qu’il faut régler le problème. (…) En milieu urbain, le risque d’être impliqué dans un accident double pour chaque tranche de 5 km/h au-dessus de la limite permise. Depuis plusieurs années, nos policiers demeurent aux aguets, à Repentigny et à Charlemagne, parce que la répression est également très utile pour faire changer les comportements », a conclu le sergent Paul Diamond, du Service de police de la Ville de Repentigny. « Ce n’est rien d’autre qu’une question d’attitude et de savoir-vivre. Nous faisons appel au respect », ajoute Serge Adam, inspecteur-chef.
Pour ceux qui se questionneraient sur la validité du verbe slaquer, cet emprunt nuancé de la langue anglaise est aujourd’hui reconnu comme un verbe bien de chez nous, selon M. Saint-Denis. « Nous voulions lancer un message clair, pour nous assurer que tout le monde saisisse bien son importance », conclut-il.
Pour se procurer des pancartes, les citoyens doivent composer le 450 470-3000, poste 3143.
