On slaque la pédale à Repentigny



Paul Diamond, sergent au service de police de Repentigny, insistait sur l’importance de « slaquer » la pédale, cet été à Repentigny et Charlemagne. 
<@CP>Photo : Armand Ohayon<@$p>

Paul Diamond, sergent au service de police de Repentigny, insistait sur l’importance de « slaquer » la pédale, cet été à Repentigny et Charlemagne. <@CP>Photo : Armand Ohayon<@$p>

Publié le 2 Juillet 2010
Publié le 2 Juillet 2010
Daniel Richard RSS Feed
Sujets :
Service de police de Repentigny , Ville de Repentigny , Commission de la sécurité publique , Repentigny , Charlemagne , Montréal

C’est sous des termes clairs, nets et précis que les villes de Repentigny et Charlemagne, ainsi que le Service de police de Repentigny ont dévoilés la phase II de la campagne annuelle de sécurité routière. Slaque la pédale, roule la pédale douce et perds pas les pédales sont les slogans utilisés pour cette deuxième phase.

Pour s’assurer que les citoyens se rappellent du message lancé par le service de police, des affiches seront installées aux entrées des deux villes concernées. On pourra y remarquer le slogan slaque la pédale, un panneau indiquant la limite de vitesse à 50km/h et l’adresse du site Internet www.ralentircheznous.com.

 

De plus, les citoyens qui désirent se procurer les panneaux (deux pieds X trois pieds) pour les installer sur leur terrain pourront le faire. Quelque 750 affiches ont été préparées à cet effet. « Il pourrait même en manquer », soutient Pascal Saint-Denis, de communication PSD. Pour le moment, les citoyens de Charlemagne ne pourront installer de pancartes sur leur terrain, mais cette situation pourrait changer, a laissé entendre M. St-Denis. « L’objectif d’une campagne de sensibilisation est de capter l’attention des gens qui circulent sur le réseau routier et développer, voire renforcer leur sentiment de responsabilité. Nous sommes très satisfaits du bilan routier des dernières années, mais on continue, avec l’appui des policiers. (…). C’est un processus qu’il faut continuellement renouveler, pour ne pas que les gens oublient l’importance de réduire leur vitesse », a affirmé Raymond Hénault, conseiller municipal et président de la Commission de la sécurité publique et de la circulation de la Ville de Repentigny.

 

De son côté, le sergent aux relations communautaires et affaires publiques du Service de police de Repentigny, Paul Diamond, est d’avis que la circulation à haute vitesse est créée par les citoyens de Repentigny et Charlemagne. « Ce ne sont pas les gens qui arrivent de Montréal ou de Québec qui circulent à toute vitesse sur nos rues. Ce sont les citoyens de Repentigny et Charlemagne et c’est entre nous qu’il faut régler le problème. (…) En milieu urbain, le risque d’être impliqué dans un accident double pour chaque tranche de 5 km/h au-dessus de la limite permise. Depuis plusieurs années, nos policiers demeurent aux aguets, à Repentigny et à Charlemagne, parce que la répression est également très utile pour faire changer les comportements », a conclu le sergent Paul Diamond, du Service de police de la Ville de Repentigny. « Ce n’est rien d’autre qu’une question d’attitude et de savoir-vivre. Nous faisons appel au respect », ajoute Serge Adam, inspecteur-chef.

 

Pour ceux qui se questionneraient sur la validité du verbe slaquer, cet emprunt nuancé de la langue anglaise est aujourd’hui reconnu comme un verbe bien de chez nous, selon M. Saint-Denis. « Nous voulions lancer un message clair, pour nous assurer que tout le monde saisisse bien son importance », conclut-il.

Pour se procurer des pancartes, les citoyens doivent composer le 450 470-3000, poste 3143.

Commentaires

  • Nom de l\'usager
    Gaston Bernier
    - 26 Juillet 2010 à 12:30:47

    Madame la mairesse, Monsieur le rédacteur en chef, Si les citoyens de Repentigny et de Charlemagne doivent ralentir dans les rues de leur ville, ils n'ont pas besoin qu'on le leur propose dans une langue approximative. Une campagne publicitaire comme celle imaginée par Communication PSD est une insulte à la langue souhaitée des Québécois et elle est un sabotage inconscient des efforts de l'État pour en hausser la qualité. Monsieur Saint-Denis a beau dire (Hebdo Rive Nord, 7 juillet) que le verbe "slaquer" est bien de chez nous, cela ne justifie pas qu'on en fasse la promotion. Le mot est utilisé depuis le début du XXe siècle, mais on le qualifie encore de mot d'origine anglaise même s'il est présenté à la sauce québécoise. On peut même l'épingler dans les dictionnaires d'usage. Mais cela ne signifie pas qu'on doive l'utiliser dans les travaux scolaires et dans les relations publiques. Idéalement, c'est un mot qu'il faudrait oublier. En tout cas, ne pas utiliser, à moins qu'on prouve qu'il est essentiel et qu'il enrichit le français. Au demeurant, dans l'expression utilisée sur les panneaux publicitaires, on a affaire à une impropriété. À la limite, on pourrait deviner ce qu'on veut dire par "Slaque la vitesse". Mais peut-on "slaquer" la pédale? et vouloir suggérer la même chose. On ne ralentit pas la pédale! On pourrait la démonter. Mais ce n'est pas ce qu'on veut dire. Il est quand même à espérer que les riverains des deux villes rouleront à vitesse raisonnable. Mais ils auraient pu se laisser convaincre par des mots bien français: Ralentissez, Lentement s.v.p., Relevez le pied, Moins vite, etc. Chose assurée, la campagne de sensibilisation n'aura pas plus d'effets présentée qu'elle est en langage douteux. Beaucoup de citoyens hésiteront à afficher, pour l'occasion, du franglais et du joual. Gaston Bernier Président Association pour le soutien et l'usage de la langue française 5000, Bd des Gradins Québec G2J 1N3

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  • Nom de l\'usager
    Arnaud Gensac
    - 22 Juillet 2010 à 09:26:53

    Repentigny est sur le point de devenir la risée de toute la province avec son inadmissible SLAQUE LA PÉDALE; on en parle dans la Presse et même à la radio; comment un(e) élu(e) responsable a-t-il/elle pu penser que c'était une bonne idée ?

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  • Nom de l\'usager
    Jean-Claude Simard
    - 16 Juillet 2010 à 09:27:13

    Repentigny profite d'une campagne de sécurité routière pour parfaire les connaissances linguistiques de ses citoyens et ceci en leur imposant le slogan "Slaque la pédale". Hélas, cet exercice est tout à fait risible et frise la vulgarité. On se demande comment une ville qui se prétend sérieuse ait pu accepter une telle entorse à la langue française; on peut imaginer que ce slogan est sans doute le fruit d'esprits incultes et peu imaginatifs. Repentigny sera la risée de tout le Québec!

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  • Nom de l\'usager
    Jean-Pierre Harvey
    - 14 Juillet 2010 à 15:37:41

    C’est affreux de voir à l’entrée de Repentigny cette annonce où l’on bafoue la lange française de la sorte. RESPECTONS-NOUS!!!! J’aime ma langue, j’essaie de bien la parler et de l’écrire le mieux possible. C’est notre héritage le plus précieux, c”est elle qui nous distingue en Amérique du Nord. N’avez-vous donc pas honte!!! Qui a donc trouvé ce slogan barbare? Oui vous allez me dire que cet anglicisme fait partie de notre langue parlée. Je vais vous dire oui au même titre que tous les mots mal écrits ou mal parlés qui sont utilisés par beaucoup de gens. Ceci n’excuse d’aucune façon qu’un organisme comme le vôtre ne montre pas l’exemple. Le mot ‘slaque’(sic) ne fait pas partie de mon vocabulaire, ni du dictionnaire. Ma conjointe et moi en sommes très offusqués.

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  • Nom de l\'usager
    Denis Boucher
    - 14 Juillet 2010 à 15:31:50

    Je suis choqué qu'une grande ville comme Repentigny accepte d'afficher un tel slogan ("Slaque la pédale"). C'est laid et ce n'est pas français. En outre ce n'est pas parce que M. Saint-Denis l'a entendu dans la rue ou dans un téléroman que "slaquer" doit être reconnu comme un verbe bien de chez nous. Avec un raisonnement semblable, il pourrait sans doute ajouter quelques sacres bien québécois pour faire encore plus vrai. Enfin je trouve que le ton de cette campagne contre la vitesse est bien agaçant. Le tutoiement et l'impertinence ne devraient pas avoir leur place dans les publicités d'un organisme gouvernemental. Il y a quelques années, VW avait retiré une publicité ("Tasse-toi, mon oncle!") pour cette même raison.

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