Le maire, Normand Grenier, a écouté attentivement les doléances des citoyens, qui lui ont clairement exprimé leurs préoccupations dans ce dossier. Ils ont de plus réclamé que leur insatisfaction soit rapportée à la ministre Courchesne lors de sa rencontre avec M. Grenier prévue dans deux ou trois semaines. Le maire a bien reçu les commentaires et ajoute que « la ville a assez attendu dans ce dossier et qu’il est temps que ça se règle. »
À cet effet, les élus ont adopté à l’unanimité une résolution qui veut que la ville ne fasse pas de pression sur le gouvernement pour conserver sa gare. Au contraire, celle-ci désire clairement se retirer de ce projet et de tout autre concernant l’implantation d’une gare et d’un stationnement incitatif à Charlemagne. De plus, les élus demandent clairement à la MRC de L’Assomption et au ministère du Transport de retirer de leurs schémas révisés toutes les mentionsfaitesà l’égard d’une éventuelle implantation de gare ou de stationnement incitatif à Charlemagne. « Ça fait cinq ans qu’on dépense nos efforts pour ce projet, ça assez duré. Maintenant, nous allons mettre nos énergies ailleurs », exprime le maire.
Ce dernier dit ne pas avoir l’intention de se battre contre le gouvernement, mais estime que la ville a droit à des dédommagements pour les frais engendrés dans la promotion de la gare. « Le retrait de la gare a créé des préjudices sérieux à la ville en termes économiques. Tous nos efforts de développement s’articulaient autour de ce projet. La ville a investi des sommes considérables et nous souhaitons entre autres récupérer le lot destiné à l’emplacement de la future gare », ajoute M. Grenier.
Projet résidentiel envisagé
Le maire entend récupérer le terrain où devait se situer la gare ainsi que le stationnement incitatif afin de développer un projet immobilier. « Nous prévoyons la construction de près de 300 unités de condos, ce qui aurait des retombées de 600 000 $ en taxes. C’est là que se situe la survie de Charlemagne », conclut le maire.
