C’est devant une salle bondée de citoyens que s’est tenue l’assemblée du conseil municipal de Saint-Sulpice le lundi 6 février. Tous les conseillers, ainsi que le maire, Jean Gendron, étaient présents pour ce second rendez-vous annuel. À l’instar de la rencontre précédente, les griefs déposés par les employés de la ville, la réfection du chemin de l’Île Bouchard et l’embauche d’un nouveau contremaître ont monopolisé les discussions.
Un citoyen a ouvert la période de questions en interrogeant le maire sur la légalité de la remorque localisée sur le terrain de la municipalité avant de lui remettre un constat d’infraction. M. Gendron n’a pas pu répondre avec certitude à la question du citoyen : « Nous étions en infraction l’an dernier et je dois vérifier si c’est toujours le cas cette année, puisque je ne sais pas si des modifications ont été apportées et si aujourd’hui la remorque est conforme ou pas ».
Un second citoyen a voulu en apprendre davantage sur le nombre de griefs déposés par les employés de la municipalité. On lui a répondu qu’il y en avait eu 23 depuis 2010, dont 15 toujours en cours de négociation et certains faisant l’objet d’une même revendication. « Les services d’avocats n’ont pas été nécessaires dans tous ces dossiers-là », a précisé le conseiller, Robert Charlebois.
Île Bouchard : des travaux bâclés?À nouveau ce mois-ci, les travaux de réfection sur le chemin de l’Île Bouchard ont alimenté les discussions lorsqu’un citoyen est venu manifester son mécontentement quant à la gestion du dossier et aux décisions prises par la municipalité.
« Ça n’a pas été fait selon les règles de l’art, a reconnu le maire de la municipalité. (…) Ce qui aurait dû être fait c’est que quelqu’un supervise les travaux en question », a-t-il ajouté en spécifiant qu’il était absent à l’époque lors de ces prises de décision. M. Gendron a aussi affirmé qu'il fallait « refaire le chemin pour le remettre en état » et qu’il n’avait pas fait d’estimation en lien avec les coûts reliés à la détérioration du chemin.
Le poste de contremaître toujours sur la selletteLors de cette même séance, Denys Spénard, conseiller, a manifesté son mécontentement en ce qui concerne la tenue du vote pour le poste de contremaître, qui s’est déroulée en son absence, lors de la précédente assemblée du mois de janvier. « J’avais averti tous les conseillers de mon absence et je dénonce le fait qu’ils ont tout de même voté cette embauche lors de cette séance. Je n’étais pas d’accord », a-t-il signifié en déposant un document appuyant ses dires.
En ce sens, un citoyen est venu dénoncer le manque de démocratie au sein du conseil dans ce dossier et a mentionné au maire qu’il aurait dû utiliser son droit de veto pour retarder le vote. M. Gendron lui a répondu que son droit de veto n’aurait été en vigueur que 24 heures, au terme duquel les conseillers auraient pu procéder à leur guise.
Le conseiller syndical, Mario Lamontagne, est venu témoigner du climat houleux entre la ville et ses employés. « Ça ne va pas bien à Saint-Sulpice. On négocie avec un fantôme », a-t-il affirmé avant de lui aussi questionner la pertinence d’engager un contremaître. Le conseil lui a toutefois signifié que son intervention n’était pas appropriée dans le cadre d’une assemblée comme celle-ci.
Saint-Sulpice se mobilise contre l’intimidationSur une note plus positive, l’école primaire Aux-Quatre-Vents, comme trois autres institutions scolaires du Québec, a reçu une subvention de 10 000 $ pour lutter contre l’intimidation de la part de la Fondation Jasmin Roy. Cette bourse leur permettra de procéder à l’embauche d’une ressource supplémentaire pour faire la lutte à cette problématique.
Dans le cadre de ce projet, la ville tient à avertir ses citoyens que des étudiants feront du porte-à-porte afin de sensibiliser la population à la cause de l’intimidation. La ville songe à mettre en place un système d’identification qui permettrait à ses citoyens d’identifier les étudiants en question lors de leurs déplacements dans la municipalité.
La conseillère, Mélanie Therrien, a annoncé qu’elle avait inscrit la municipalité de Saint-Sulpice au Défi 5/30 Équilibre et au Défi J’arrête, j’y gagne! Elle invite par ailleurs la population à s’inscrire en grand nombre. Dans la même veine, Robert Charlebois convie les citoyens à un Zumbathon au profit de la Maison des jeunes de Saint-Sulpice le 23 mars.
