Course à la chefferie du NPD : Mulcair de passage dans la région

Anne-Marie
Anne-Marie Duquette
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Le 18 février dernier, le chef adjoint du NPD, Thomas Mulcair, était de passage à Saint-Jacques lors de sa tournée pour la course à la chefferie du parti. Manon Perreault, députée fédérale de Montcalm, a proclamé son appui indéfectible à M. Mulcair pour l’élection du chef qui aura lieu en mars prochain.

Thomas Mulcair, accompagné de son épouse Catherine Pinhas, rencontre le public de Montcalm.

M. Mulcair s’est dit fier de l’appui de Mme Perreault, qualifiant cette dernière de « modèle de ce qu’est un excellent député. » Mme Perreault a profité de l’occasion pour souligner la disponibilité et le positivisme dont fait preuve M. Mulcair, faisant de celui-ci « l’homme de la situation pour faire face à Harper. »

Le 18 février était également la dernière journée pour devenir membre du NPD. Une soixantaine de personnes étaient présentes, tant pour adhérer au parti que pour rencontrer Thomas Mulcair. Le chef adjoint a répondu méticuleusement aux nombreuses questions du public. Ainsi, au-delà de la base électorale traditionnelle, M. Mulcair vise les membres des minorités, de même que les Premières Nations, et particulièrement les jeunes électeurs, trouvant déplorable que les deux tiers d’entre eux ne soient pas allés aux urnes aux dernières élections.

Le chef adjoint admet une baisse de la popularité du parti dans l’Ouest canadien, marquant comme un argument favorable la controverse créée par l’exploitation des sables bitumineux, générant, entre autres, une perte de 500 000 emplois dans le domaine manufacturier. Il mentionne la situation « inquiétante » qui pourrait découler de la prise de pouvoir des républicains aux États-Unis, tant pour leur commune politique de droite, que par le retrait de Bush et de Harper du Protocole de Kyoto.

Mulcair se dit en confiance

M. Mulcair tient à perpétuer le discours positif et constructif de Jack Layton, et reste confiant d’obtenir une majorité de votes au Québec, puisque « le NPD reflète les valeurs des Québécois, son esprit de coopératives, d’institutions sociales, et sa vision progressiste. » À ce sujet, il fait valoir sa défense ardente du fait français, cherchant à redresser le bilinguisme à Ottawa, position maintes fois reprochée par le Globe and Mail et le National Post.

Il rappelle également que le régime universel d’assurance-maladie a pris racine dans l’idéal du CCF, parti précurseur du NPD. En réponse à Justin Trudeau concernant la séparation du Québec, il affirme que les libéraux cherchent à diviser le pays, à l’instar des conservateurs, et met à l’avant-scène les idéaux partagés par les Canadiens. Selon lui, la séparation ne profiterait qu’à une minorité nantie.

Enfin, M. Mulcair qualifie la politique de « contradictoire » du gouvernement Harper, entre autres par l’abolition du registre des armes à feu, le démantèlement de la Commission canadienne du blé, l’exploitation des travailleurs temporaires étrangers, et l’opposition à l’ouverture d’un centre d’injection supervisée, décision rendue caduque par la Cour suprême du Canada qui a qualifié l’argumentaire conservateur de « superstitions de droite, sans preuve fondée. »

Lors de l'événement, les maires de Saint-Jacques et de Saint-Liguori, soit Pierre Beaulieu et Serge Rivest, ont pris soin de remplir leur carte d'adhésion au parti. On compte sept candidats dans la course à la chefferie du NPD. Le vote se tiendra les 23 et 24 mars, en ligne sur le site du parti, ou par l’envoi des bulletins par courrier.

Organisations: Premières Nations, Globe and Mail, Commission canadienne du blé Cour suprême du Canada

Lieux géographiques: Saint-Jacques, Montcalm, Québec États-Unis Harper du Protocole de Kyoto Ottawa

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