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L’instigatrice des Mosaïcultures Internationales de Montréal reconnue par ses pairs

L’Assomptionniste Lise Cormier, instigatrice des Mosaïcultures Internationales de Montréal est intronisée au Collège des Fellows de l’AAPC, la plus haute reconnaissance accordée aux architectes. Stéphane Grégoire

L’Assomptionniste Lise Cormier, instigatrice des Mosaïcultures Internationales de Montréal est intronisée au Collège des Fellows de l’AAPC, la plus haute reconnaissance accordée aux architectes.

Publié le 21 Septembre 2012
Publié le 21 Septembre 2012
Marie-Pierre Gervais  RSS Feed

Lise Cormier devient membre émérite de l’AAPC, l’honneur ultime pour les architectes

Originaire de L’Assomption, Lise Cormier est architecte paysagiste, et instigatrice de la compétition mondiale des Mosaïcultures Internationales de Montréal. Le vendredi 14 septembre, elle a reçu l’honneur le plus prestigieux que remet l’Association des Architectes Paysagistes du Canada (AAPC). En effet, elle a été intronisée au Collège des Fellows de l’AAPC, une reconnaissance accordée à peu de professionnels dans ce domaine.

Sujets :
Association des Architectes Paysagistes du Canada , Collège des Fellows , Conseil de l’AAPC , Montréal , Munich , Canada

« Je ne m’y attendais pas du tout. J’étais à Munich lorsque j’ai appris la nouvelle par courriel. Ça m’a pris une trentaine de minutes pour réaliser ce qui se passait. C’est quand même la plus haute distinction qu’un architecte peut recevoir, et je le dis en toute humilité. Je suis vraiment heureuse et fière », confie-t-elle en entrevue dans sa demeure entourée d’un décor bucolique à en faire rougir plusieurs. « C’est un peu comme un Oscar au cinéma. C’est la crème des architectes, poursuit-elle. Je pense aussi aux équipes avec qui j’ai travaillé, c’est une reconnaissance pour eux aussi », dit-elle.

Pour cette passionnée de l’horticulture, la satisfaction passe nécessairement par la reconnaissance des gens pour son travail. « Je fais ce que j’aime du mieux possible, et j’essaie que ce soit excellent. C’est mon principe dans la vie. Pour les Mosaïcultures, la satisfaction vient essentiellement de l’émerveillement des gens », explique-t-elle.

Les membres émérites (« Fellows ») siègent au Conseil de l’AAPC, qui fixe les normes de formation professionnelle au Canada de même qu'aux comités qui examinent régulièrement la qualité des programmes universitaires. Les « Fellows » sont reconnus pour leur apport à la profession par la qualité de leur travail.

Mosaïcultures Internationales de Montréal

En 1998, lors d’une visite à Harbin en Chine dans le cadre de son travail, Lise Cormier a découvert une mosaïculture représentant trois colombes d’environ 40 pieds de haut. Tombée sous le charme, elle a eu l’idée de reproduire cette technique à Montréal. « À l’époque, j’étais directrice du Service des parcs et jardins de Montréal. J’ai voulu organiser un concours de mosaïcultures pour souligner l’an 2000. Ce concours ne devait avoir lieu qu’une fois, mais vu le succès qu’il a connu, l’idée a cheminé et nous avons créé un comité international pour organiser ce même événement tous les trois ans », explique avec passion Mme Cormier.

« L’énergie sur le site est incroyable. Tout le monde arrive à communiquer ensemble, malgré la barrière de la langue. C’est une compétition que je qualifierais d’amicale. Il y a beaucoup d’échanges entre les pays entre autres sur le plan des techniques utilisées », poursuit Mme Cormier. « Le langage des fleurs est universel. C’est le plus beau moyen de connaître un pays et sa culture, et le meilleur moyen pour passer des messages », souligne-t-elle.

Après dix ans d’absence dans la métropole, les Mosaïcultures Internationales de Montréal reviennent à l’été 2013, du 21 juin au 29 septembre au Jardin botanique, sous le thème Terre d’espérance basé sur la biodiversité. « Cette année, ce thème s’est imposé de lui-même, raconte Mme Cormier. Ça se veut un événement écoresponsable pour démontrer la fragilité de la vie. » Même la production des plantes devra respecter des normes écoresponsables. Entre trois et quatre millions de plantes seront ainsi produites. « L’exposition de 2013 n’aura rien à voir avec celle de 2003. Juste pour vous donner une idée, nous créerons une œuvre dont la grandeur équivaudra à dix sculptures produites en 2003 », explique l’instigatrice du projet.

Lorsqu’on lui demande comment elle se sent quand elle regarde l’évolution du concours des Mosaïcultures Internationales, qui à l’origine était son idée, elle dit que « c’est une grande satisfaction de voir qu’au cours de ma vie, j’ai réalisé quelque chose qui émerveille les gens, et les fait rêver.»

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