Le chef était en verbe… Il a de plus déclaré formellement que son parti n’appuiera pas le PQ dans sa démarche de hausse d’imposition pour combler l’annulation de la taxe santé. « On ne remplacera pas une mauvaise taxe par une autre sorte d'impôt. Le gouvernement du PQ a deux choix devant lui s'il ne veut pas d'élections à court terme : reculer sur la hausse d'impôt ou s'entendre avec le Parti libéral du Québec. De notre côté, nous n'appuierons aucune mesure fiscale augmentant directement ou indirectement les impôts des Québécois, peu importe le groupe de contribuables », affirme le député de L'Assomption.
Par contre, François Legault mentionne qu’il n’est pas contre la réduction de la taxe santé, mais ceci doit se faire en sabrant les dépenses de l’État tel qu’il le soulignait lors de la dernière campagne électorale.
À peine une semaine après la nomination du conseil des ministres du gouvernement péquiste, François Legault note que Pauline Marois « semble être disparue des écrans radars depuis son assermentation comme première ministre ».
Il lui a reproché d'improviser dans plusieurs dossiers et, surtout, de faire abstraction de sa réalité politique. « Il est temps que Mme Marois assume son rôle de première ministre d'un gouvernement minoritaire, et elle n’a pas l’air de savoir comment ça fonctionne », lance-t-il.
Le chef de la CAQ a élaboré et dénoncé certaines décisions du PQ, soit de maintenir l'augmentation de l'aide financière aux étudiants malgré l'abolition de la hausse des frais de scolarité, la fermeture de la centrale nucléaire Gentilly-2 et d'annoncer ce qu'il qualifie de moratoire permanent sur l'exploitation des gaz de schiste.
Le copinage continue
François Legault a aussi dénoncé le fait que l'ex-député, Nicolas Girard, battu par Françoise David, puisse être nommé à la tête de l'Agence métropolitaine de transport responsable entre autres du Train de l’Est. « Malgré toutes ses qualités, Nicolas Girard n'a aucune expérience de gestion. Donc, c'est exactement ce que le Parti québécois dénonçait, la partisanerie avant la compétence. C’est ce qu’ils ont fait, le copinage continue avec ces vieux partis », conclut-il.

