1 % de moins de signalements dans Lanaudière

Geneviève
Geneviève Geoffroy
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Les Centres jeunesse de Lanaudière dévoilent leur bilan

Pour l’année 2011-2012, alors que le nombre de signalements à la Direction de la protection de la jeunesse a grimpé de 1 % dans l’ensemble du Québec, ces derniers ont chuté de 1 % dans la région de Lanaudière.

Éric Salois, directeur de la protection de la jeunesse et directeur provincial (DPJ-DP) de la région de Lanaudière.

Bonne nouvelle? Mauvaise nouvelle? Éric Salois, directeur de la protection de la jeunesse et directeur provincial (DPJ-DP) de la région de Lanaudière, ne saurait le dire.

« C’est très difficile de cerner une seule explication, répond le directeur. Plusieurs facteurs entrent en ligne de compte. »

Au cours de la dernière année, les Québécois de la région ont effectué 5294 signalements sur le territoire de la région de Lanaudière, ce qui correspond à 61 signalements de moins qu’au cours de l’année 2010-2011. De ce nombre, 35,8 % ont été retenus par les intervenants, dont la presque majorité concerne la négligence et les risques sévères de négligence, à raison de 44,8 %, une hausse de 2 % par rapport à l’année passée. « C’est depuis plusieurs années le principal motif des appels logés chez nous, commente Éric Salois. Ensuite viennent les sévices, les troubles du comportement, les mauvais traitements psychologiques, les agressions sexuelles puis l’abandon. » Sur le territoire, ce sont les enfants dans la tranche d’âge des 6-12 ans qui font davantage l’objet de signalements, ensuite viennent les 0-5 ans et les 13-17 ans. « C’est souvent lié à l’école », précise-t-il.

Placer le parent au sein de l’intervention

Selon Éric Salois, il est difficile pour les intervenants du milieu d’intervenir dans les familles où un signalement a été retenu.

« Les intervenants ont tout un défi puisqu’ils se retrouvent en situation d’autorité », explique-t-il.

À cet effet, le directeur provincial de la DPJ mentionne que l’organisme a modifié son approche depuis l’application de la nouvelle loi sur la protection de la jeunesse, en 2007, et que les parents se retrouvent constamment au cœur des interventions.

« Nous ne sommes pas là pour nous substituer aux parents, nous croyons à leur potentiel », relève-t-il. À cet effet, il précise que si les intervenants ont dû intervenir dans 509 dossiers cette année, autant de dossiers ont été fermés au cours de la même période

« Si nous prenons soin du parent, il est évident que nous prenons soin de l’enfant », précise-t-il.

Moins de préjugés

Si la DPJ a longtemps été l’une des bêtes noires de l’appareil gouvernemental, Éric Salois mentionne que les préjugés tendent à tomber au sein de la population et a le sentiment que les citoyens font d’emblée plus confiance aux travailleurs de la DPJ.

« C’est un travail de tous les instants et c’est pourquoi j’insiste sur le fait que la collaboration avec les parents est très importante. Nous ne sommes pas là pour briser des familles, mais pour en réunir les membres, lorsque c’est possible », commente-t-il en spécifiant que les principales situations auxquelles font face les intervenants du milieu sont celles de la toxicomanie et de la maladie mentale.

Le directeur, fier de dire que sur son territoire, il n’y a pas de liste d’attente pour les jeunes qui sont signalés et que seulement le tiers des cas est judiciarisé, explique que le principal défi dans les années à venir consistera à recruter et à retenir les intervenants.

« Il est actuellement difficile de recruter des intervenants masculins pour la simple raison que ce sont majoritairement des femmes qui se dirigent vers ce genre de profession. Cependant, pour les jeunes, les modèles masculins sont très importants, notamment pour les jeunes en Centre jeunesse, », conclut-il.

Vous avez dit négligence?

La négligence, selon Éric Salois, c’est lorsqu’un parent n’offre pas une réponse acceptable aux besoins de son enfant, que ce soit par rapport à ses besoins en santé, en éducation, ou autre. « Un parent qui est isolé et qui ne réveille pas son enfant pour aller à l’école le matin constitue de la négligence au plan éducatif », donne-t-il pour exemple.

Organisations: DPJ, DPJ-DP

Lieux géographiques: Territoire de la région de Lanaudière, Québec, Région de Lanaudière.Bonne

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