D’ici là, le juge de la cour municipale de Repentigny, Claude Lemire, devra statuer des représentations sur sentence qui ont été livrées par l’avocate de l’accusée, Katia Leontieff, ainsi que par le procureur de la Couronne, Jean-Sébastien Brunet, le lundi 1er octobre.
Un geste involontaire?
Dans le but de faire disculper sa cliente, la procureure de la défense, Me Leontieff, s’est tournée vers une défense d’intoxication involontaire.
Dans sa plaidoirie, Me Leontieff ne prétend par nier les faits. Toutefois, elle demande au juge d’acquitter sa cliente s’il y a un doute raisonnable quant à l’intention criminelle placée derrière ces gestes.
Rappelons que Claudia Brignoli, bien qu’elle ne puisse en être certaine, déduit qu’elle a été droguée, le soir du 9 janvier 2010, lors d’une sortie dans un bar de Repentigny en compagnie d’autres membres de la saison 5 d'Occupation Double. Le lendemain, vers 5h30, l’ex-candidate aurait agressé une policière du Service de police de la Ville de Repentigny.
Selon cette hypothèse présentée par Me Leontieff, c’est cette substance qui aurait mené Claudia Brignoli à agir de manière agressive et à poser des gestes sans en avoir pleinement conscience – dont les voies de fait –, une théorie qui a largement été appuyée par le docteur Pierre Gagné, expert de la défense.
Dans la loi, une personne qui agit sans intention coupable ne peut être reconnue coupable de ces gestes.
Ou volontaire?
Pour sa part, le procureur de la Couronne, Me Jean-Sébastien Brunet, a demandé au juge, dans sa plaidoirie, s’il y avait réellement un doute raisonnable à avoir sur l’intention criminelle de l’accusée.
Me Brunet remet ainsi en cause l’inconscience et la perte de contact de la réalité présentées par la défense au moment des faits.
« Elle sait reconnaître un ambulancier et un policier. Elle demande même de l’aide à une amie présente sur les lieux pour “se sauver”. Une personne qui n’est qu’un robot ne formule pas un souhait, et ce n’est certainement pas du comportement animal comme le prétend le docteur Gagné », donne pour exemple Me Brunet.
Le procureur remet aussi en cause les témoignages de l’hôte de la soirée qui, selon ses propos, se contredisent. Il est à noter, dans ce dossier, que la preuve repose d’emblée sur la crédibilité du témoignage de l’accusée et des témoins de l’évènement. À la lumière de ces derniers, le juge devra statuer s’il persiste un doute raisonnable quant à l’intention des gestes posés.

