Le Canada se démarque déjà par sa mauvaise foi

Envoyer à un ami

Envoyer cet article à un ami.

Rumeurs sur un retrait canadien du Protocole de Kyoto

Emmanuel Précourt Sénécal, en direct de la Conférence sur les changements climatiques de Durban

Le Canada pourrait être le premier État à se retirer du protocole de Kyoto.

Il n’aura fallu qu’une journée de conférence dans la ville sud-africaine de Durban pour que le Canada se retrouve à nouveau et tristement sur la sellette. Alors que s’ouvrait le lundi 28 novembre la 17e conférence sur les changements climatiques, qui porte notamment sur l’avenir du Protocole de Kyoto, des rumeurs de plus en plus crédibles circulent voulant que le Canada se retirerait de manière officielle du protocole. Il semblerait même que le Canada en ferait l’annonce le 23 décembre prochain. Tout un cadeau de Noël!

Si la nouvelle a été révélée au Canada, elle a causé un petit raz-de-marée au sein des organisations et délégations présentes à Durban. Certaines d’entre elles, membres du Réseau action climat Canada, ont publiquement condamné cette décision en précisant que le gouvernement canadien négociait de mauvaise foi à Durban, puisqu’il avait l’intention de se retirer du protocole de Kyoto deux semaines après la fin de la conférence.

Le Canada fait bande à part

Il est important de comprendre que les négociations entourant le Protocole de Kyoto sont une partie de la conférence à laquelle ne participent que les pays signataires. Pour le moment, le Canada est de la partie et peut en profiter pour tenter de saboter les pourparlers de Durban quant à une nouvelle ronde d’engagements. Et même s’il annonce son départ à Noël, celui-ci ne sera effectif d’un point de vue légal qu’un an plus tard, selon l’article 2 du protocole, et le Canada pourrait même continuer son action destructrice jusqu’à la conférence de 2012.

« Le Canada a remporté la seconde place lors de la remise des prix fossiles du jour, décernés aux pays ayant le plus bloqué les négociations. » - Emmanuel Précourt Sénécal

Le Protocole de Kyoto n’est pas le seul aspect des négociations où le Canada fait bande à part. Le Réseau action climat international lui a d’ailleurs remis le lundi 28 novembre la première et la seconde place de leur traditionnelle remise des prix fossiles du jour, décernés aux pays ayant le plus bloqué les négociations. Enfin, la troisième place a été remise à la Grande-Bretagne spécifiquement pour son appui aux sables bitumineux canadiens. Honte au Canada!

Ne manquez pas les prochains articles signés par Emmanuel Précourt Senécal, membre de la Délégation de la jeunesse du Québec, en direct de Durban.

Lieux géographiques: Canada, Protocole de Kyoto

  • 1
  • 2
  • 3
  • 4
  • 5

Merci d'avoir voté

Haut de page

Commentaires

Commentaires