(Vidéo) Train de l’Est : une enquête du Vérificateur général du Québec est réclamée

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Richard Cloutier
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Le PQ veut que la gestion entourant le projet soit passée au crible

Les députés du Parti Québécois représentant les citoyens de Lanaudière et de l'Est de l'île de Montréal, et dont la circonscription est traversée par le tracé du Train de l'Est, unissent leurs voix pour réclamer la tenue d’une enquête du Vérificateur général du Québec.

Mathieu Traversy de Terrebonne, Scott McKay de l’Assomption, GuillaumeTremblay de Masson, et Nicole Léger de Pointe-aux-Trembles, en compagnie du député de Gouin et porte-parole de l’opposition officielle en matière de transports, Nicolas Girard, ont pour ce faire rencontré les médias, dimanche, aux bureaux de la permanence du Parti Québécois, rue Papineau à Montréal.

Le député Girard, évoquant les engagements du premier ministre du Québec, Jean Charest, selon lesquels le Train de l’Est coûterait 300 millions et serait disponible pour les usagers en 2008, met la table aux réclamations faites par le PQ. «En décembre 2011, les coûts s’élèvent à 715 millions. Ils ne tiennent pas compte de l’augmentation qui pourrait être liée à des travaux nécessaires pour sécuriser le tunnel Mont-Royal. La facture pourrait donc friser un millard de dollars.»

«Les motifs (expliquant cette situation) sont douteux. Seul le Vérificateur général pourrait éclaircir ce mystère», ajoute Nicolas Girard.

En janvier, en raison des dépassements de coûts enregistrés, la présidente du Conseil du Trésor, Michelle Courchesne, annonçait la révision du projet du Train de l'Est. Du même souffle, elle commandait une nouvelle étude portant sur la sécurité dans le tunnel Mont-Royal. Dans les heures suivant cette annonce, le président-directeur général de l’AMT, Joël Gauthier, remettait sa démission.

Colère et déception

«Pendant que le projet du Train de l’Est traîne de la patte, les citoyens du sud de Lanaudière continuent de passer des heures et des heures dans les bouchons de circulation matin et soir. À chaque jour, ils passent tout près du chantier en se demandant dans combien de temps ilsera achevé», dénonce le député Traversy.

«Ces dernières années, j’ai travaillé étroitement avec la STM et l’AMT pour améliorer la desserte en transport collectif pour l’Est de Montréal», explique Nicole Léger. «Toutes les administrations municipales des arrondissements concernés ont pris part à l’implantation des gares, tout le long du trajet du Train de l’Est. Pour les gens de mon territoire et ceux de Lanaudière, ce train est attendu depuis trop longtemps. Assez pour ne plus y croire», lance la députée de Pointe-aux-Trembles.

Déplorant à son tour l’explosion des coûts et le retard caractérisant le projet, le député de l’Assomption, Scott McKay, dénonce le fait que les services auxquels la population aura un jour accès seront nettement moindres que ceux initialement annoncés.

«Les citoyens de Lanaudière vont écoper d’une réduction de services», rappelle-t-il. «La gare initialement prévue à Mascouche devait avoir une portée régionale. On a ensuite annoncé la réduction de la portée de cette gare, en la limitant à un rôle local. Puis, voilà que les dernières annonces faites par la présidente du Conseil du Trésor, Mme Courchesne, font état d’un stationnement incitatif dont la taille sera encore réduite. Quant à Charlemagne, c’est encore pire, puisque c’est l’ensemble de la gare qui disparait.»

Quelle perspective pour le PQ ?

Questionné par TC • Média sur la possibilité de voir un éventuel gouvernement péquiste imposer un moratoire sur la poursuite du projet du Train de l’Est, le député Traversy confirme qu’il n’en est pas question.

«Les travaux sont trop avancés et la venue du train a suscité trop d’attentes auprès de la population pour que le projet soit de nouveau remis en question», mentionne-t-il à cet effet.

Concernant la sécurité du tunnel Mont-Royal, les députés péquistes ne mâchent par leurs mots. «Il est inconcevable qu’on ait retenu un tracé conçu sans réellement prendre en considération la sécurité des usagers», déplore le député de Masson, Guillaume Tremblay.

«Les travaux sont trop avancés et la venue du train a suscité trop d’attentes auprès de la population pour que le projet soit de nouveau remis en question.» Mathieu Traversy, député de Terrebonne

«Cette situation démontre surtout à quel point le gouvernement Charest improvise dans ce dossier», réagit pour sa part Scott McKay. «La question entourant la sécurité du tunnel Mont-Royal fait penser à celle touchant l’usine General Dynamics, à Repentigny. Personne au gouvernement ou à l’AMT n’avait pensé qu’il pouvait être dangereux pour les usagers d’un train de circuler à proximité d’une usine d'explosifs et de munitions.»

«Quatre ministres libéraux se sont succédé au Transport et se sont retrouvés aux commandes du dossier. Ils doivent aujourd’hui des explications aux Québécois, aux gens de l’Est de Montréal et à ceux de Lanaudière», déplore Nicolas Girard.

«Où étaient-ils, ces ministres du Transport, quand les coûts exposaient ?», questionne le député péquiste, sans toutefois proposer la moindre option susceptible de voir le projet être mené à terme selon des coûts et dans un délai acceptables.

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Organisations: Parti Québécois, Vérificateur général du Québec.Mathieu Traversy de Terrebonne, AMT Conseil du Trésor General Dynamics

Lieux géographiques: Train de l’Est, Lanaudière, île de Montréal Tunnel Mont-Royal Gouin Rue Papineau Québec Train de l'Est Pointe-aux-Trembles Mascouche Repentigny

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