Le livre numérique : « un outil de plus », pour les auteurs

Valérie
Valérie Houle
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Les auteurs ne sont pas mis de côté dans le virage numérique.

Le virage de l'industrie du livre, qui donne l'impression que le bon vieux papier se fait abandonner pour un écran lumineux, suscite son lot d'interrogations et, parfois, d'inquiétudes. Si certains se méfient et craignent la disparition du livre à reliures, d'autres y voient là des avantages pratiques. Quoi qu'il en soit, numérique ou pas, il faudra toujours des auteurs pour écrire le contenu des romans et des ouvrages, et ceux-ci sont prêts à suivre la vague.

Les romans de la Lanaudoise Sylvie-Catherine de Vailly, qui a récemment écrit la trilogie du Comte de Saint-Germain, sont déjà tous disponibles en version numérique. « Je n'y vois aucun problème », constate-t-elle à titre personnel.

L'auteure est convaincue qu'à la longue, effectivement, les lecteurs se tourneront vers le numérique, mais que le livre papier est là pour rester. « Les gens aiment toujours posséder un livre, le papier deviendra sentimental », croit-elle. Avoir un livre, en recevoir un en cadeau, le manipuler, tourner les pages ne pourront totalement disparaître, puisque ce sont des aspects que les gens apprécient, songe Sylvie-Catherine de Vailly.

Le numérique, toutefois, est bien pratique : en vacances, lors d'attentes, il est facile de sortir son appareil mobile de sa poche ou de son sac pour lire quelques pages à la va-vite. C'est pourquoi l'écrivaine affirme que le numérique prendra de l'expansion pour son côté « pratique ».

« Ce n'est pas une menace, c'est un outil de plus », perçoit l'auteure. Au contraire de certains prédicateurs qui clament la mort du livre, Sylvie-Catherine de Vailly n'y croit pas. « Il y aura toujours des amants du livre, prétend-elle. Si le livre meurt, ce ne sera pas à cause du numérique en soi, mais à cause de l'environnement. »

Et ces amants du livre, eux, prendront soin de leurs biens. « Ils feront dédicacer leurs livres, les conserveront dans leur bibliothèque, ça deviendra un objet précieux », conclut-elle, convaincue que le papier et le numérique sauront sous peu cohabiter.

L'avantage du prix

Réjean Olivier, bibliothécaire notoire du Collège de l'Assomption pendant 25 ans, éditeur à temps libre depuis 50 ans et auteur depuis toujours, a, tout au long de sa vie, édité ses écrits avec sa petite maison d'édition privée.

Il y a quelques mois, le résidant de Lanaudière en surprenait plus d'un en éditant, sur le web seulement, un fastidieux ouvrage intitulé, Courtepointe lanaudoise.

Ayant toujours été intéressé par l'informatique, Réjean Olivier a voulu en connaître davantage sur le livre électronique et a contacté à ces fins la Bilbliothèque et archives nationales (BANQ) du Québec. Après 240 éditions de livres en format papier, l'écrivain et éditeur s'est officiellement mis à l'ère numérique, ayant depuis ce temps édité 47 livres numériques. « Mon idée, c'est que le livre peut être à la fois disponible en format papier et numérique, maintient-il. Ça rejoint deux types de clientèles, même si les ventes ne seront pas égales. Ce sont deux formats différents, qui ne se chicanent pas, qui ne sont pas en opposition. Au contraire, ils se complètent avantageusement », ajoute celui qui aime pourtant autant le livre papier, afin de le conserver précieusement dans sa bibliothèque.

Réjean Olivier se spécialise entre autres dans les ouvrages de référence et dans l'histoire de la région de Lanaudière. L'avantage de publier un livre numériquement, pour lui, est que son livre rejoindra davantage de monde. « Même les gens qui ne sont pas capables de l'acheter peuvent le voir », admet Réjean Olivier, dont le but n'est toutefois pas de faire des profits avec ses livres.

De plus, produire un livre à caractère historique, contenant beaucoup de photos, coûterait un prix faramineux à éditer en version papier. Par exemple, prochainement, l'auteur publiera l'ouvrage intitulé Bibliographie joliettaine, une véritable encyclopédie de 940 pages avec 650 photos. « Ça aurait coûté de 15 000 à 20 000 $ pour publier ce livre, qui se serait vendu entre 100 et 175 $. Personne ne l'aurait acheté », croit l'auteur. Ainsi, avec le numérique, le livre est moins cher, plus beau à son avis et Réjean Olivier n'est pas obligé de réduire le nombre de pages à cause du coût d'impression.

Les auteurs lanaudois au Salon du livre de Montréal

Denis Bernard (Les Hydrangées)

20 novembre, de 13h à 14h30

Sylvie-Catherine de Vailly (Le comte de Saint-Germain)

20 novembre, de 18h à 20h

21 novembre, de 10h à 1130, 13h à 15h et de 18h à 20h

22 novembre, de 10h à 12h, de 15h30 à 17h et de 18h à 19h

23 novembre, de 15h à 16h30, de 17h à 18h et de 19h à 2h30

24 novembre, de 15h30 à 17h

Luc Gélinas (C'est la faute à…)

20 novembre, de 9h30 à 11h30 et de 14h à 15h

23 novembre, de 13h à 15h

24 novembre, de 14h à 15h Étienne Gaudet (Ado-Défi

23 novembre, de 12h30 à 14h

Elise Lagacé (La courte année de Rivière-Longue)

21 novembre, de 18h à 20h

23 novembre, de 18h à 19h

24 novembre, de 12h à 13h et de 17h à 18h

Ginette Lareault (Les Larcyberda

22 novembre, de 17h à 18h

23 novembre, de 12h à 13h et de 16h à 17h

24 novembre, de 12h à 13h et de 17h à 18h

25 novembre, de 10h à 11h

François Legault (Cap sur un Québec gagnant : le projet Saint-Laurent)

23 novembre, de 14h30 à 16h

Louis Lymburner (Will Ghündee, Obnübilus)

21 novembre, de 9h30 à 12h30 et de 13h à 15h

23 novembre, de 10h à 11h et de 12h à 14h

Scott McKay (Pour un Québec vert et bleu

23 novembre, 15h à 16h30

Aicha Van Dun

22 novembre, de 19h30 à 21h

Jess Vendette

21 novembre, de 9h à 10h30

22 novembre, de 9h à 10h30

25 novembre, de 10h30 à 12h

Organisations: Collège de l'Assomption, BANQ, Les Hydrangées

Lieux géographiques: Québec, Région de Lanaudière

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