Six passages de l’opéra classique <@Ti>Les comptoirs – vies et passions<@$p> seront présentés pour une première fois au public, le dimanche 14 mars, dès 15h, au Théâtre Hector-Charland de L’Assomption (225, boulevard de l’Ange-Gardien).
La Repentignoise Louise G.-Brissette a consacré 11 ans de sa vie et 12 000 heures de travail à cette œuvre. Son but est de monter un jour la pièce dans son intégralité, ce qui demande un à deux millions de dollars de financement. « Je vais me servir de la présentation du 14 mars pour promouvoir l’idée d’une production à grand déploiement. Sa réalisation pourrait marquer le siècle, un peu comme La flûte enchantée », indique-t-elle.
Assembler les piècesLe tout a commencé pour Mme Brissette quand une dame lui a commandé de rédiger un livret de cet opéra. Puis, elle a travaillé avec le compositeur André Cormier, un Québécois qui réside à Vancouver, en Colombie-Britannique. Ils ont réduit l’œuvre, originalement conçue pour un orchestre, à une prestation au piano (de Denis-Alain Dion) et six passages.
« Je vais situer le contexte aux spectateurs avant chaque passage, de façon à bien comprendre l’évolution de l’histoire », précise Mme Brissette, une ancienne enseignante.
La présentation se déroulera en trois parties : chaque personnage interprétera une chanson, suivi des six passages et d’un échange avec le public.
Les comptoirs – vies et passions est une tragédie portant sur les effets de l'empire des passions et comment un groupe en arrive à faire mourir l’objet de son rejet. « Chaque personnage incarne une passion et Émilie (incarnée par la soprano Mylène Bourbeau) veut s’intégrer au groupe, qui la détruira », résume Mme Brissette.
Dans la pièce, Carmen est alcoolique, Karine adore l’argent, Robin aime le sexe, Hugo est obsédé par la nourriture, Sandra carbure aux sports, Philippe cajole sa maison et Jérôme est narcissique.
Chacun d’entre eux passe à deux comptoirs pour acheter leur plaisir ou échanger une conduite humaine. En raison de ces vices, des ordures poussent sur le corps des personnages, mais ceux-ci refusent de les voir. Ils tournent même le dos à des objets brillants au profit de leurs passions. L’issue sera dramatique.
Opéra accessible à tous« Il s’agit d’une œuvre originale, moderne et profonde » - - Louise G.-Brissette
« Le spectateur se reconnaîtra au travers des personnages. Il s’identifiera beaucoup à Émilie. L’histoire représente le moment présent et son contenu inhabituel pour un opéra, tant par le sujet que par la musique, permettra à tout le monde de découvrir et d’aimer ce genre artistique », souligne Louise Brissette.
Cette nouvelle création d'opéra s’adresse aussi aux amoureux de l'art lyrique, d'opéra et de musique classique. Les passages de cet opéra sont le prélude à une production extraordinaire. « Tout grand spectacle a débuté dans une petite salle avec des supporteurs familiers », avise Mme Brissette.
Des billets sont disponibles au coût de 22$ au 450-589-9198 #5. Possibilités de covoiturage à operalouise@gmail.com.




