Peser le pour et le contre

Bernard
Bernard Landreville
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Début février, l’hiver progresse lentement, les journées allongent et nous sommes au beau milieu de la période des REER. Qui dit REER dit retraite, bien sûr, mais aussi et surtout choix.

Par les temps qui courent, avec ces annonces de plans de retraite à rentes fixes sûres, qui sont moins assurées que ne laisse paraître leur nom, il est de plus en plus avisé de songer à son propre système de revenus lors de sa retraite.

Pour certains, épargner pour sa retraite, cela veut dire prendre une somme d’argent et l’investir afin d’avoir la tranquillité d’esprit, une fois que l’on aura quitté le marché du travail. Pour d’autres, c’est épargner sans savoir si on pourra en bénéficier. Pour d’autres encore, c’est se priver d’un voyage de plus par année ou encore d’un gadget qui nous tente.

Nous sommes maintenant huit millions d’habitants au Québec et je crois que nous pourrions avoir 8 000 000 de réponses différentes sur ce que représente pour nous : économiser pour ses vieux jours.

Chacun a sa définition de ce que sera la période qui suivra la vie active au travail et c’est bien ainsi sauf que la définition que nous en avons aujourd’hui n’a probablement aucun rapport avec celle qui prévaudra lors de notre retraite. Il en est ainsi depuis que cette notion a été découverte ou inventée, il y a quelques dizaines d’années maintenant.

Auparavant, l’espérance de vie était égale, ou presque, avec l’âge de la retraite. Les gens travaillaient et peu de temps après avoir complété leur vie active, décédaient usés par le temps et les efforts.

Puis, notre espérance de vie a augmenté et notre période de retraité en a fait autant à un point tel qu'il a fallu inventer les régimes de retraite afin de nous assurer que toutes ces personnes qui laissaient le monde du travail ne se retrouvent pas au crochet de la société.

Par contre, en parallèle, nous avons développé cette société de consommation dans laquelle nous vivons maintenant et qui fait en sorte que nous achetons bien et services comme jamais auparavant.

Nous avons inventé la société des loisirs. Avant, il n’y avait que quelques options qui s’offraient à nous pour des sports, des loisirs ou des activités quelconques. Aujourd’hui, les théâtres, cinémas, salles de spectacles, restaurants, spas, lieux récréatifs comme les centres de ski, de musculation et autres se sont multipliés à un point tel que même les salaires les plus élevés, sauf exceptions, ne nous permettent pas de tout nous offrir.

Et ici, je n’ose pas effleurer les changements dans l’offre des agences de voyage chez qui non seulement la planète est maintenant accessible à tous, mais même l’espace s’ouvre à nous.

Alors, quand vient le temps de décider de notre avenir plus ou moins lointain selon l’âge, il n’est pas surprenant que les décisions soient difficiles à prendre.

J’économise pour mes vieux jours ou je vis à fond pendant que je suis en santé. Je me fie à des statistiques et je patiente ou je me gâte pendant que je le peux au risque de vivre modestement plus tard. C’est la question à laquelle chacun répondra en fonction de ses attentes, mais surtout de son caractère.

Heureusement, il y a des gens formés pour nous conseiller, mais avouez que c’est tentant d’en profiter tandis qu’on le peut.

Lieux géographiques: Québec

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