La chasse aux trésors débute dans L’Assomption

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Des paysages verdoyant, des routes historiques, des sites majestueux et des églises à l’architecture impressionnante, trois heures à voyager dans le temps à travers les petites municipalités de L’Assomption. Voilà ce que propose la tournée « Les trésors du patrimoine religieux de L’Assomption ».

Chasser les trésors que les années ont laissés tout bonnement derrière elles, telle est en quelque sorte la vocation de ce nouvel attrait touristique qui consiste en une randonnée en autobus à travers les différentes municipalités de la MRC de L’Assomption. Au menu : la visite de quatre églises (L’Assomption, L’Épiphanie, Saint-Sulpice et Repentigny) parsemée de plusieurs informations sur l’environnement vivant et bâti qui bordera la route du trajet. Déjà, un groupe de 56 personnes a réservé pour cette tournée touristique en juillet, les Joyeuses Trotteuses de Montréal.

Un attrait pour tous

Pour ceux dont l’aspect religieux a, depuis longtemps, été relégué aux oubliettes, qu’ils se détrompent, car cette tournée touristique n’a pas pour vocation de convertir de nouveaux adeptes, mais bien de témoigner de la richesse du territoire assomptionniste. « Ça fait longtemps que les gens ont balancé la chose religieuse, témoigne le curé de L’Assomption et de Saint-Sulpice. Or, ils s’intéressent de plus en plus à l’architecture et à l’histoire; ce que les églises peuvent encore offrir aujourd’hui. »

Cette tournée qui devait à l’origine prendre l’affiche sous le nom de Pax Vobiscum (NDLR : en français, que la paix soit avec vous), a notamment été élaborée pour répondre à la demande des touristes et des visiteurs. « Cette idée n’est pas née d’elle-même un beau matin de printemps », explique Chantal Allard, agente de développement rural et touristique du Centre local de développement (CLD) de la MRC de L'Assomption, devant une trentaine de personnes venues tester « la route ».

« À l’automne 2011, lorsque nous avons réalisé notre bilan, nous avons constaté qu’il y avait un réel souhait que nous développions des visites de notre patrimoine bâti et vivant. Nous sommes donc allés de l’avant dans ce projet et ce dernier est aujourd’hui devenu réalité », relate-t-elle dans son micro, puisque, aux fins de cette tournée de familiarisation, elle faisait office de guide touristique. Il est à noter que deux guides ont été formés « afin de répondre à la quasi-totalité des questions qui pourraient survenir lors de la visite », tient-elle à préciser.

Une randonnée plus que surprenante

Le départ s’est prestement déroulé sur le site du Théâtre Hector-Charland pour se rendre, non sans difficulté, à travers les rues étroites jusqu’à l’Église de L’Assomption de la Sainte-Vierge où nous attendait René Didier, architecte et passionné d’histoire. Ce dernier a pris la parole une dizaine de minutes pour relater l’histoire que recèle les murs de cette cathédrale construite en 1795.

« C’est difficile de discourir pendant seulement dix minutes alors que je pourrais facilement prendre deux heures sans me répéter », mentionne-t-il. En effet, le temps d’arrêt dans chaque endroit est assez court : dix minutes où un spécialiste présente l’endroit et quinze minutes pour se ressourcer, prendre des photos et poser des questions. « Dix minutes, c’est certain que ce n’est pas beaucoup, mais nous désirons avant tout laisser l’espace aux gens pour qu’ils puissent vivre pleinement l’expérience et assouvir leur curiosité », explique Chantal Allard.

C’est ainsi que le groupe a quitté par la suite pour l’Église de L’Épiphanie, L’Église de la Purification de la Bienheureuse Vierge-Marie à Repentigny et puis celle de Saint-Sulpice, où se termine la visite. À travers ce voyage, les touristes pourront notamment apprendre que L’Épiphanie était autrefois le centre industriel de la métropole, que L’Église de Repentigny est située sur une terre consacrée « terre sainte » et que celle de Saint-Sulpice a été érigée, contrairement aux autres, dans un style gothique de l’ère du Moyen-âge, ce qui lui confère un « je-ne-sais-quoi » de particulier.

« C’est très intéressant et l’adage “pour savoir où l’on va, on doit savoir d’où l’on vient" s’applique parfaitement à cette visite", mentionne Gautier Njokou, agent de recherche, de planification et de développement culturel du ministère de la Culture, des Communications et de la Condition féminine.

Développer le potentiel de la région

Pour Chantale Allard, l’objectif premier de ce genre de projet consiste à maintenir une clientèle touristique déjà conquise par les attraits de la région de Lanaudière-Sud, mais également d’en développer une nouvelle. « Ce genre de projet pourrait également élargir l’éventail de la saison touristique », mentionne-t-elle.

Même si les retombées économiques qui s’en suivent sont également un aspect non négligeables, pour Donald Bricault, fervent amateur d’histoire et ancien maire de L’Épiphanie, dans ce genre d’entreprise d’offre touristique, il importe de se concentrer sur l’individu. « Si les gens sont intéressés, désirent en apprendre, et tombent en amour avec une région, avec son architecture, ses attraits, ses paysages, le côté économique sera automatiquement comblé », mentionne celui qui a visité « presque » tous les endroits de la Belle province.

Organisations: Centre local, CLD, Théâtre Hector-Charland Église de L’Assomption Église de L’Épiphanie Ministère de la Culture

Lieux géographiques: MRC de L’Assomption, Saint-Sulpice, Repentigny Sainte-Vierge Région Pour Chantale Allard Région de Lanaudière-Sud

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