Ani Müller : de la peinture et du sens

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Baptiste Zapirain
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L’artiste sera présente au Festival de peinture de Mascouche

Le Festival de peinture de Mascouche, qui se tiendra du 1er au 3 septembre prochain, sera une belle occasion de rencontrer des artistes et de discuter avec eux des œuvres qu’ils exposent.

Ani Müller explique sa toile <@BVi>Grandeur de l'âme<@$p>

Ani Müller fait partie de ces peintres avec qui il est intéressant d’engager la conversation, car elle a toujours une histoire à raconter. L’artiste de Repentigny, dont les longs cheveux blonds et le regard pénétrant rappellent ses origines allemandes, sera présente au festival dans la catégorie « professionnel ». Elle en a dit plus long à TC Média sur l’histoire de cette petite fille qu’elle a dessinée sur sa toile Grandeur de l'âme (voir photo ci-contre).

« Il s’agit d’une petite fille que j’ai connue plus jeune. Elle a vécu quelque chose, un divorce, une séparation. » Le visage de la jeune fille, coupé en deux, souligne un écart de quelques années. On y voit des nuances d’expression, mais un même regard perçant qui semble presque juger l’âme du spectateur.

« Ce qu’elle a vécu est négatif, mais elle en est sortie plus forte. Elle a grandi. Les gens changent, mais les rêves restent. » Ani Müller est passionnée de philosophie : elle aime donner du sens à ses toiles et le partager avec le public.

Implication sociale

La Repentignoise a toujours voulu être artiste. « Je peins depuis que j’ai huit ans. J’ai toujours dit que c’est ce que je voulais faire. » L’ambition est belle quand on est jeune, mais pas simple à réaliser lorsqu’on constate que le monde de l’art n’est pas le plus indiqué pour remplir son compte en banque, à quelques exceptions près.

Cela n’empêche pas Ani Müller de réaliser son rêve. Actuellement, elle vit effectivement de son art. Elle a enchaîné plusieurs expositions récemment, notamment au Château Frontenac de Québec, du 15 au 28 juillet.

Elle stabilise également ses revenus en donnant des cours d’art thérapie chez les personnes atteintes par la maladie d’Alzheimer ou les jeunes dyslexiques, à Repentigny et L’Assomption. Elle donne aussi beaucoup de conférences et ateliers de création, où elle enseigne la technique mixte qu’elle aime employer, à base de dessin, bois, carton, toile, collage. La toile que l’on peut voir sur la photo ci-contre est d’ailleurs un rendu acrylique, issu d’un collage de photo sur lequel Ani Müller a peint ensuite.

Cet échange, que ce soit à travers ses cours ou les discussions avec le public, fait intégralement partie de sa vie d’artiste. « Je m’implique beaucoup auprès des jeunes et des personnes âgées. C’est ma richesse. L’art n’est pas forcément accessible à tous, mais j’essaye de le rester », dit-elle. Son implication sociale lui a d’ailleurs permis d’obtenir la médaille de l’Assemblée nationale en 2009.

Pour information : www.animuller.com.

Organisations: Assemblée nationale

Lieux géographiques: Mascouche, Repentigny, Toronto

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