« Les apparences sont plus importantes que les compétences » ─ Gaétan Barrette

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Pierre Chartier
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Le Dr Gaétan Barrette a réagi. Ce dernier s'est senti directement attaqué par les propos de Pauline Marois prononcés alors qu'elle énonçait ses mesures sur la santé, qui ont été présentées lors d'une étape de sa caravane à Terrebonne, le samedi 11 août. Piqué au vif, le médecin candidat de la Coalition avenir Québec (CAQ) dans Terrebonne, a affirmé que la chef péquiste s'en était prise à toutes les personnes qui ont un surplus de poids.

Le Dr Gaétan Barrette a réagi aux propos de Pauline Marois.

En entrevue avec le journal Hebdo Rive Nord, [le samedi 11 août à 22h35], le candidat de la CAQ a affirmé haut et fort que pour la chef péquiste les apparences sont plus importantes que les compétences : « Il n'y a pas une femme en politique qui a subi autant de critiques non fondées, injustifiées, méchantes, dans sa carrière. Et de la voir aujourd'hui utiliser une telle tactique, ça en dit long sur les valeurs du Parti québécois. »

Quand on lui souligne que la campagne en est à ses balbutiements et jusqu'où tout cela va aller dans ce genre de déclarations, le Dr Gaétan Barrette qualifie celle de la chef péquiste d'« extraordinairement déplorable ».

« Moi, j'en appelle à tous les candidats. La population s'attend à ce qu'on présente des idées à des problèmes réels. La chef du PQ ne s'attend certainement pas à de la politique de bas étage comme ça », de conclure le Dr Barrette affirme.

« Ça ne me surprend pas ce genre de politique parce que ça va avec le slogan du Parti québécois : à nous de choisir. C'est nous comme dans "pas les autres". La population, c'est toutes sortes de gens, ce n'est pas le ministre des gens athlétiques… Bien sûr, il doit faire la promotion de la santé et donner l'exemple, mais est-ce que le fait d'être imparfait le disqualifie pour une position de ministre? Je trouve ça pas mal réducteur », déclare le Dr Barrette.

La campagne est bien lancée.

Organisations: Parti québécois, Coalition, CAQ Hebdo Rive

Lieux géographiques: Terrebonne, Québec

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  • Denis Beaulé
    12 août 2012 - 09:35

    Voilà, justement, ce dont on n'a pas besoin : substituer à un PM n'ayant jamais été capable de s'élever (e.g. au-dessus des intérêts des 'siens') quelqu'une en tous points semblables, i.e. ne lésinant jamais, elle non plus, lorsque s'offre une occasion de bassesse ou petitesse. On en a eu exemple, il y a une dizaine d'années, lorsqu'à la première élection du gouvernement Charest, elle a dit qu'au PQ on serait assez nombreux pour leur donner de la marde (très très 'transcendant'). Le «problème», bref, avec cette dame n'est pas son genre, son sexe, c'est le genre de personne qu'elle est. N'est-on pas capables de dépasser ce 'genre'? Si! On l'est. Alors, faisons-le donc. Et ça continue. Elle et son parti n'ambitionnent aucunement de faire ou dire mieux qu'une ancienne éminence leur, ayant illustré on ne peut mieux, au soir d'une veille d'Halloween (1995), ce qu'est ou ce que pourrait être le «nous» exclusif-exclusionniste d'un certain PQ («on va parler de nous»). C'est exactement ce même nous qu'on entend en ce «"nouveau"» 'À nous de choisir'. D'accord, enfin, la CAQ n'est pas la «trouvaille», LA «Révélation» ou la septième merveille du siècle. Il s'y trouve, "all in all", autant d'imperfections et d'imparfaits qu'au PQ ou au PLQ. LA Différence, cependant, c'est qu'advenant son accession au pouvoir, ELLE ne saurait gouverner avec la même suffisance-arrogance que le feront à coup sûr les deux autres, le cas échéant. Ce en raison de sa 'nouveauté'. Du fait d'une nécessaire adaptation au principe de réalité... Requérant d'être plus 'polis', de faire davantage attention, d'être plus à l'écoute, de bousculer moins, de «moyenner» davantage en un mot. De prendre plus en compte les divers courants sociaux pour la (re)mise en place ou l'abolition de programmes ou politiques. Ne peut-on « se payer » cela ?