Le gouvernement Charest n’a pas de quoi pavoiser en annonçant qu’il a réussi à mettre 8 % du territoire du Québec à l’abri de l’exploitation pour en faire des aires protégées, déclare le député Scott McKay, porte-parole de l’opposition en matière de développement durable et environnement. « Cette annonce confirme que le gouvernement libéral est en retard de quatre ans dans l’atteinte de son objectif, puisqu’il aurait dû l’atteindre en 2005, selon son programme initial. » M. McKay déplore que les acquis se limitent essentiellement au Grand Nord : « Il n’y a rien dans Lanaudière! s’insurge-t-il. M. Charest avoue lui-même avoir commencé par les secteurs les moins menacées. Il refile aux générations futures la charge de protéger les zones où l’occupation exerce une véritable pression sur de précieux territoires. » L’objectif international de préservation des aires protégées se situe d’ailleurs à 12 %, précise M. McKay. C’est en outre l’objectif du Parti québécois depuis 2007. Le gouvernement Charest est donc encore loin du compte. « Quand on sait que la Californie protège 16 % de son territoire alors qu’elle dispose d’une superficie qui ne fait même pas 40 % de celle du Québec et que sa densité de population est d’environ 20 fois supérieure, j’ai envie de dire que ‘quand on se regarde, on se console, mais quand on se compare, on se désole!’ »
Aires protégées : pas de quoi pavoiser, selon Scott McKay!
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