Quoi de mieux pour un jeune étudiant d’âge secondaire que d’apprendre et d’être sensibilisé par des exemples concrets et des conférenciers crédibles. C’est sur cette recette que mise le service de police de L'Assomption-Saint-Sulpice. Pour une quatrième année, il a renouvelé son projet « Mieux vivre en tête ».
Durant trois jours, les élèves de première secondaire des écoles L’Amitié, Collège l’Assomption, Paul-Arseneau et L’Achigan ont défilé au club de golf le Portage, à L’Assomption, pour participer à des ateliers de prévention. Une dizaine de kiosques ont été installés, où des personnes ressources y sont allées de jeux et d’activités pour informer et prévenir les jeunes adolescents. Comment savoir dire non lorsqu’un ami propose de la drogue, les effets néfastes des boissons énergisantes et le travail de l’ambulancier lors d’un coma éthylique causé par l’alcool - calage - ont notamment été abordés.
Les élèves ont particulièrement apprécié de pouvoir inclure les jeux vidéo à leur apprentissage. Ils devaient conduire une auto dans un jeu vidéo avec des lunettes simulant la vision en état d’ébriété. Un jeu-questionnaire sur les effets nocifs de la cigarette, un cours de nutrition santé, le lien entre l’activité physique et la confiance en soi et une sensibilisation sur les dangers de flâner sur les chemins de fer étaient également au menu.
« Nous voulons que les jeunes se servent de leurs cinq sens pour apprendre. C’est une façon différente, car ils peuvent voir et toucher. Les intervenants y vont d’exemples clairs qui attirent l’attention des jeunes. Les kiosques durent un peu moins de 10 minutes, donc les élèves demeurent attentifs », affirme Alain Benoit, initiateur du projet à L’Assomption et agent sociocommunautaire au service de police de L’Assomption/Saint-Sulpice.
Notons que seulement un autre service de police organise les mêmes ateliers au Québec.
Mathieu Piette, du Service des loisirs de L’Assomption, croit que l’interaction entre et lui les élèves les aide beaucoup. « Les années précédentes, je leur parlais durant une dizaine de minutes sur les effets de la cigarette. Maintenant, je fonctionne sous forme de jeu-questionnaire. Ça attire leur attention, ils veulent avoir la réponse et la retiennent plus facilement, car ils sont motivés. En même temps, ça les fait réfléchir », note-t-il.
Il suffit de quelques minutes pour constater le dynamisme et l’intérêt que les élèves vouent à ces ateliers.
« C’est intéressant et nous apprenons d’une façon différente », constate l’élève de première secondaire, Emmy Durand. « C’est instructif et il y a beaucoup d’interaction. Les gens qui nous parlent sont des professionnels donc ils ont plus de crédibilité. S’il y en a qui voulaient fumer la cigarette, ils vont peut-être changer d’idée », ajoute Noémie Gallien.




