Le tabagisme enrichit les membres du crime organisé.
Environ 35% des cigarettes trouvées dans les zones scolaires provenaient de la contrebande de tabac. Dans un document de l’ACDA, on peut lire : « Selon la GRC [Gendarmerie Royale du Canada], la contrebande de cigarettes a repris de plus belle depuis que les gouvernements fédéral et provinciaux ont décidé de doubler les taxes sur le tabac. »
Selon une étude menée par Santé Canada en 2009, la cigarette de contrebande est aussi nocive que celle sur le marché. Sa fumée présenterait les mêmes composants que celle trouvée sur le marché légal, et ce, dans une quantité similaire.
La contrebande de tabac représenterait, selon l’ACDA, un chiffre d’affaires d’environ 350 millions$, qui va directement dans les poches des membres du crime organisé.
« C’est de l’argent facile qui leur tombe du ciel », s’exclame Robert Allard. Ce type de commerce serait une porte d’entrée pour les groupes criminels. « Avec cet argent facile, ils financent leurs autres domaines criminels, comme la prostitution, la drogue… Rien ne les empêche, après avoir vendu une cartouche de cigarettes illégales à une personne, de lui offrir autre chose », explique Jean-François Roux.
Il rappelle que la loi 59 est une petite victoire pour l’année 2009. Ce projet de loi qui a été accepté permet plus de saisies, plus facilement. « C’est trop peu, trop tard, lorsqu’on parle d’un problème de sécurité et de santé publique qui finance le crime et touche les jeunes », conclut-il.
