Des communications par messages textes permettent l’arrestation de Desjardins

Valérie
Valérie Houle
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Le caïd Raynald Desjardins ainsi que ses acolytes Vittorio Mirarchi, Felice Racaniello et Jack Simpson, tous accusés du meurtre du mafioso Salvatore Montagna, étaient de retour au palais de justice de Joliette le jeudi 5 janvier.

Après que Salvatore Montagna ait été assassiné à Charlemagne le 24 novembre 2011 dabs une résidence de l’île Vaudry, Desjardins et ses complices avaient été mis en état d’arrestation le 20 décembre, en même temps que les policiers réalisaient 16 perquisitions dans des lieux et des véhicules en lien avec les personnes arrêtées. Desjardins, Mirarchi, Racaniello et Simpson ont formellement été accusés de meurtre et de complot pour meutre, qui avait pris forme dès le 16 septembre, après qu’on ait essayé d’attenter à la vie de Raynald Desjardins à Laval.

Le 5 janvier, au palais de justice de Joliette, un des avocats de la défense, Me Claude Olivier, a demandé d’obtenir la preuve d’écoute électronique, qui contiendrait notamment des messages textes envoyés par Blackberry et qui incrimineraient les accusés.

Bien que les messages des Blackberry soient de réputation extrêmement sûre, avec un système de cryptage fiable, il semble que ce serait ces derniers qui auraient permis l’arrestation de Raynald Desjardins et de Vittorio Mirarchi. « Je me demande comment ils ont réussi à obtenir la preuve, se questionne Me Olivier. Le point soulevé concerne davantage la façon dont la preuve a été obtenue que le contenu. À ma connaissance, lire les messages cryptés ne se faisait pas. Si le FBI n’est pas capable, pourquoi la GRC le serait? Ils ont trouvé comment, visiblement. »

La confidentialité mise en péril?

Selon Jean-Michel Vanasse, animateur du Journal Techno sur le Canal V et chroniqueur à l’Hebdo Rive Nord, le Blackberry est reconnu pour sa sécurité. « Même le président américain Barack Obama a obtenu un Blackberry de haute sécurité lors de son élection. Ce téléphone est utilisé par les grandes entreprises en raison de sa fiabilité. Le fait de réussir à pirater le système est donc un exploit en soi. Les autorités ont pu y arriver soit en collaborant avec la compagnie Research In Motion, où ils ont réussi d’une tout autre manière dont on n’est pas encore au courant. »

Il précise toutefois que les gens à la maison n’ont pas à s’inquiéter, ce n’est pas parce que les autorités ont réussi à décrypter les messages textes que la fiabilité du Blackberry est moindre. « N’importe qui ne peut pas pirater les messages de Blackberry. Il faut être un hacker professionnel pour y arriver et encore, peut-être les autorités ont obtenu de l’aide de Blackberry même pour y arriver. »

Cause reportée

Les mandats d’écoute électronique sont toujours sous scellés. Après la demande des avocats de la défense et plusieurs discussions, le juge Normand Bonin a décidé de reporter la cause au 11 janvier, où le débat sur la requête d’obtenir la preuve d’écoute électronique aura lieu.

Quant à Calogero Milioto, garde du corps du caïd Raynald Desjardins, qui avait été arrêté et accusé pour possession d’armes prohibées, il devait subir son enquête sur remise en liberté le jeudi 5 janvier en après-midi. La cause a aussi été reportée au 11 janvier, l’avocate de M. Milioto ayant besoin de nouveaux éléments de preuve dans le dossier de son client.

Desjardins, Mirarchi, Racaniello, Simpson, Magistrale et Milioto seront donc de retour au palais de justice de Joliette mercredi prochain pour une autre journée d’audience.

Organisations: FBI, GRC

Lieux géographiques: Joliette

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