Interpellé par le projet de son amie, la Repentignoise Stéphanie Dupuy a pris part à une séance photo pour <@Ri>Aimons les courbes de la mère<@$P>. Une idée qui ne cesse de prendre de l’ampleur depuis qu’elle a été lancée.
Marie-Claude Guilbault, créatrice du projet, en avait plus qu’assez de s’apitoyer sur son sort de nouvelle maman. Jamais complexée outre mesure jusqu’à ce temps, la jeune mère avait la mine basse lorsqu’elle se regardait dans le miroir. Livres en trop, beaucoup de vergetures sur le ventre, etc. C’est alors qu’elle a fondé le mouvement Aimons les courbes de la mère.
Ce qui ne devait être qu’un simple groupe auquel adhèrent ses connaissances s’est transformé en mouvement qui rassemblent les femmes à travers le Québec. « Après avoir accouché, je regardais les vidéoclips et je me suis rendu compte que je ne correspondais plus aux critères et aux stéréotypes de beauté. C’est une photo de la mannequin, Lizzie Miller, montrant ses courbes, qui a fait germer Aimons les courbes de la mère.
Elle a organisé une séance de photos avec plusieurs de ses connaissances pour démontrer et banaliser les imperfections de la femme. Dès lors, la popularité de l’idée a pris de l’expansion. « Jamais je ne m’attendais à ce que les gens embarquent là dedans avec moi à ce point. Je pensais même laisser tomber l’idée, après je me suis dis que j’allais pouvoir sensibiliser mes amis et ça grandit en popularité », lance celle qui a officiellement créé le projet à la mi-février.
Mme Guilbault affirme qu’il existe plusieurs campagnes de sensibilisation sur l’anorexie, mais très peu sur les femmes après leur grossesse. « Je me suis rendu compte qu’il n’y en avait à peu près pas. Pourtant, il y en a plusieurs qui vivent les mêmes angoisses. Pendant que nous sommes enceintes, tout le monde nous trouve belles. Après, nous développons des complexes et nous perdons confiance », déplore-t-elle.
Cette dernière assure que son moral a grimpé depuis qu’elle a démystifié les angoisses de plusieurs mères au grand jour. « J’ai arrêté de penser juste à ça. Avant, je passais du temps avec ma fille, mais ce n’était pas des moments de qualité. Je regardais mes bourrelets en jouant avec elle. C’est un sujet qui revenait constamment avec mon conjoint et tout ça a changé depuis un mois », raconte-t-elle.
Même son de cloche du côté de la Repentignoise, qui est soulagée de voir que plusieurs ont les mêmes préoccupations qu’elle : « Nous sommes moins complexées, car on constate que nous ne sommes pas toutes seules avec les mêmes soucis. Il y a tellement de pression sur les femmes après l’accouchement. Ça devient gênant d’être en costume de bain. Maintenant, on se rend compte que c’est une forme d’aide de pouvoir en parler avec d’autres femmes », reconnait-elle.
Signe que l’idée en touche plusieurs, le groupe Facebook a dépassé les 5000 membres. Une deuxième séance de photos a été organisée, le 12 mars, avec des membres Facebook qui étaient intéressées à montrer leurs courbes.




