Le Centre d’aide multiservice Repentigny/Lanaudière bénéficie depuis vendredi dernier de l’appui de Carrefour d’inter-cultures de Laval (CIL), un organisme qui offre des services aux nouveaux arrivants depuis plusieurs années. Une séance de formation et d’information à l’intention des responsables du centre a eu lieu le même jour.
L’organisme est mandaté parmi quatre autres par le ministère de l’Immigration afin d’aider des Haïtiens de plusieurs quartiers de Montréal et de Laval à remplir les formulaires de parrainage.
Un agent de CIL sera sur place au Centre à Nous chaque vendredi à compter de cette semaine afin de répondre aux questions et offrir un service individuel aux intéressés. Il sera là pour voir aussi si les Haïtiens qui veulent parrainer leurs proches répondent aux critères.
«Je vais les informer, les accompagner, indique Gerry Neree, et je vais les suivre dans le processus jusqu’à la fin». Cela leur permettra d’éviter des délais inutiles ajoute-il. Depuis l’ouverture du centre jeudi dernier, on n’observe pas d’affluence les jours de semaine.
«Les gens travaillent», explique la responsable Louise R. Frédérique. Mais samedi dernier une quinzaine d’Haïtiens sont passés s’informer auprès des bénévoles qui y montent la garde.
Depuis le 17 février dernier, et ce jusqu’au 31 décembre 2010, les Canadiens d’origine haïtienne et résidents permanents peuvent parrainer leurs parents, frères et sœurs et neveux nièces orphelins.
Mais selon l’agent Neree, qui a déjà fait l’expérience à Laval, la plupart des personnes ne seront pas éligibles en raison des critères trop serrés. «On ne peut pas couper les coins ronds, dit-il, la politique du ministère est clairement établie et puis c’est comme cela».
«Il manque souvent la preuve de revenus ou de filiation. Les gens doivent prendre leur temps pour remplir les formulaires. Ce n’est pas premier arrivé, premier servi», avait expliqué pour sa part Luc Fortin, porte-parole de la ministre de l’Immigration, Yolande James. Il faisait un premier bilan autour de l’affluence enregistrée depuis le lancement de la mesure le 17 février dernier.
«On doit fournir des pièces justificatives comme c’est le cas pour toute demande de parrainage. Il faut prendre le temps de construire le dossier», avait-il ajouté.
L’intervenant communautaire et dirigeant l’Équipe de Rivière-des-Prairies (Équipe-RDP), le Repentignois Pierson Vaval, applaudit l’initiative de Québec. M.Vaval estime toutefois que c’est comme demander à un chameau de passer le chas d’une aiguille.
«À bien voir, fait-il remarquer, c’est très peu qui seront capable de réussir à bien regarder les règles établies», disait-il lors de l’annonce de la création du centre multiservice au Centre à Nous.




