« Les Québécois sont les contribuables les plus taxés en Amérique du Nord », disait Jean Charest durant la campagne électorale en 2003. Ainsi, leur en demander davantage, surtout en temps de crise, relève de l’impossible selon le Comité régional des jeunes du Parti Québécois de la région de Lanaudière (CRJPQ – Lanaudière). Le gouvernement Charest doit comprendre que les finances des contribuables, surtout des étudiants, ne sont pas meilleures que les siennes. Ceux-ci n’ont pas à vider davantage leur portefeuille pour renflouer celui du gouvernement. La capacité de payer des gens n’est pas sans fin, que Jean Charest se le tienne pour dit.
En ce sens, il est révoltant d’entendre les libéraux manigancer pour une instauration de frais de scolarité au collégial, d’autant plus que le niveau d’éducation de la population ne peut qu’en être réduit, soutiennent les jeunes péquistes. « Établir des frais de scolarité au CÉGEP ne favoriserait certainement pas la réussite scolaire. J’ai plusieurs collègues qui effectuent un retour aux études après avoir été sur le marché du travail. Ceux-ci doivent déjà travailler plus de vingt heures par semaine pour arriver. S’ils doivent payer des droits de scolarité en plus, ils n’auront simplement plus accès à l’éducation collégiale. Est-ce que c’est ce que nous voulons comme société? », s’interroge Frédéric Roiné, porte-parole des jeunes du Parti québécois de Lanaudière.
Ainsi, pour les jeunes péquistes de Lanaudière, il apparaît incongru de voir le gouvernement augmenter ses revenus sans mieux encadrer ses dépenses. «Avant d’en demander davantage aux gens, particulièrement aux étudiants, le gouvernement doit d’abord mieux encadrer ses propres dépenses.», déclarait Jordan Brouillet, vice-président au contenu politique du CRJPQ - Lanaudière. Nous croyons que l’établissement de frais de scolarité plus élevés ne favoriserait en aucun cas les étudiants, en plus de susciter chez eux beaucoup de cynisme. Ce sont toujours les mêmes qui profitent et toujours les mêmes qui paient. Le CRJPQ-Lanaudière s’oppose donc à toute augmentation de tarifs touchant les moins nantis de la société tant et aussi longtemps que le gouvernement considérera les étudiants comme payeurs plutôt que comme les clés de l’avenir.