Fier défenseur du secteur de la santé dans le sud de Lanaudière depuis cinq ans, Michel Bouffard quittera la direction générale du Centre de la santé et des services sociaux, le 26 mars. Après les grands défis qu’il a relevés, il a choisi de s’attaquer à une autre bataille, la plus importante pour lui.
«Donnons-nous rendez-vous dans huit mois et je vous montrerai c’est quoi un homme qui se prend en main», mentionne celui dont l’état de santé de plus en plus sérieux a justifié son départ. En fait, Michel Bouffard avoue que l’ultimatum lancé par son médecin l’a mené à prendre une décision rapidement. «Depuis deux ou trois ans, je ne réussis plus à contrôler mon taux de glycémie relié au diabète. Résultats : une perte d’énergie, de la fatigue et des problèmes de santé subséquents. À 55 ans, j’ai décidé de me choisir, de revoir mon alimentation, de reprendre les activités physiques et de me reposer de ces nombreuses heures de travail. C’est un nouveau départ pour moi, mais ce n’est pas une retraite», ajoute-t-il.
Défis relevésEn quittant son poste, le 26 mars, Michel Bouffard met un terme à une carrière de près de 30 ans dans le réseau québécois de la santé et des services sociaux, dont cinq ans à la barre du CSSS du Sud de Lanaudière.
Au cours de son mandat, il a appuyé le projet de Maison de soins palliatifs Adhémar-Dion et celui du Pavillon de la famille et de l’enseignement Desrosiers-Langlois. La création de l’unité de médecine familiale représente aussi un dossier auquel croit M. Bouffard.
Entré quelques mois après la fusion de l’hôpital Pierre-Le Gardeur, du CLSC-CHSLD Meilleur et du CLSC Lamater, M. Bouffard rapporte avec fierté le cheminement fait par les trois organismes afin d’atteindre une vision commune dans la continuité des services offerts à la population du sud de Lanaudière.
«L’entente intervenue entre les différents acteurs dans les projets cliniques a également permis de minimiser les listes d’attente», ajoute-t-il.
Selon lui, la dernière année a été la plus exigeante, mais également la plus excitante de sa carrière. «D’abord, la pandémie relative à la grippe A (H1N1) a permis de rapprocher les différentes instances et de briser les barrières hiérarchiques», souligne Michel Bouffard.
Par contre, il avoue qu’il quitte son poste à regret, avec un «pincement au cœur», après une année à préparer le plan d’accès 2010-2012. «Nous avons assisté pour la première fois à une association entre médecins et gestionnaires dans l’établissement des priorités et des actions à prendre. Tout ça démontre la grande maturité à vouloir travailler ensemble», précise-t-il. Par contre, Michel Bouffard ajoute : «Bien que tout ça soit stimulant et représente de beaux défis, je ne veux plus le faire au détriment de ma santé».
Pour succéder à Michel Bouffard, le conseil d’administration a fait appel à Dre Christiane Arbour. Directrice des services professionnels et affaires médicales par intérim au CSSS du Sud de Lanaudière depuis novembre, elle a également été directrice générale du CSSS Lac-des-Deux-Montagnes. «C’est une femme énergique, dotée d’une grande écoute, vigoureuse dans son travail, patiente et authentique. En effet, elle dit ce qu’elle pense, elle pense ce qu’elle dit et elle le fait. Elle a l’avantage de connaître tous les dossiers dans notre secteur», affirme Michel Bouffard. Mme Arbour occupera l’intérim d’ici à ce que le processus d’embauche pour combler le poste de la direction générale du CSSS du Sud de Lanaudière soit terminé, cet automne.




