Cette Repentignoise, membre de la coalition formée par François Legault, répond au président de la Commission scolaire des Affluents (CSA), Yves St-Denis qui s’est insurgé contre la proposition du groupe Legault d’alléger la bureaucratie dans le système scolaire québécois. (Lire l’article Yves St-Denis s’insurge contre le groupe Legault)
M. St-Denis avait remis en question le fait qu’elle s’oppose à la présence des commissions scolaires, alors qu’elle est présidente de la FQDE et qu’elle a travaillé pour la CSA. « J’ai appuyé la coalition à titre personnel, il n’y a pas de conflit d’intérêts. Si on est employé, est-ce que ça veut dire qu’on ne doit pas souhaiter du changement? Ne peut-on pas dire ce qu’il faut améliorer? Depuis plus de 20 ans, le taux de décrochage est à 28 % au Québec, ce qui est très élevé. Seulement 72 % des jeunes obtiennent leur diplôme de secondaire avant 20 ans, dont pas plus de 66 % des garçons. Il y a un problème, il faut le régler », explique Chantal Longpré.
Elle poursuit : « Selon des études, rapprocher les décisions près des élèves les responsabilise et augmente le taux de réussite. Nous voulons rationnaliser la présence des commissions scolaires pour donner les vrais pouvoirs aux écoles. »
Ainsi, la coalition prétend qu’il serait judicieux de fusionner les commissions scolaires aux directions générales existantes et de réduire le nombre d’organisations de 69 à 39.
« Nous ne dénigrons pas le travail des employés. Nous désirons soulever une question pour entraîner un débat d’idées : qu’est-ce qui sert le mieux les élèves? Une initiative de la FQDE a révélé, lors d’une première étape, qu’il y avait beaucoup de bureaucratie quand on regardait le parcours des écoles vers les commissions scolaires. La deuxième étape s’en vient, soit des commissions scolaires vers les écoles, et nous arriverons avec un dossier très documentés grâce aux multiples directions d’école », précise Mme Longpré.
Elle rappelle : « Je représente plus de 2400 directions d’école, à travers le Québec. Mes exemples ne ressortent pas de la CSA. Je ne vise aucune commission scolaire précisément. Si quelqu’un pense avoir une meilleure idée, qu’il l’émette. La coalition désire créer un débat d’idées pour améliorer le sort des jeunes. M. St-Denis a eu la réaction d’attaquer, mais il faudrait plus qu’il amène des idées et qu’il aille une réaction de construction. »
Selon un article d’André Pratte, publié dans La Presse en 1990, il y avait 1600 commissions scolaires au début des années 1960. « En 1998, avec la fusion, il en restait 69 », mentionne Chantal Longpré.
Elle termine : « De nos jours, il n’y a pas une école qui ne s’attarde pas à la performance des élèves. On veut donc rationnaliser et restructurer les commissions scolaires pour en obtenir seulement 30 francophones et neuf anglophones. »
