Conduite dangereuse avec lésions pour l’école l’Alizée

Kassandra
Kassandra Martel
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De futures éducatrices spécialisées organisent un procès

Afin de sensibiliser les jeunes à la conduite dangereuse, sept finissantes en Techniques d’éducation spécialisée (TES) du Cégep régional de Lanaudière à L’Assomption ont débarqué à l’école secondaire l’Alizée, à Repentigny, avec un projet en tête : le procès d’un jeune coupable de conduite dangereuse entraînant des lésions corporelles.

« Afin de sensibiliser les jeunes à la conduite à risque, on va faire vivre l’événement aux spectateurs », expliquent ces sept étudiantes qui ont préparé ce long projet de fin d’études, qui se nomme Avec toi, j’embarque.

L’histoire est fictive, mais ressemble à la réalité. Un jeune homme de 18 ans est d’accusé d’avoir occasionné un accident sur le chemin de la Presqu'Île, à Repentigny secteur Le Gardeur. À plus de 130 km/h, il a perdu le contrôle de sa voiture qui est sortie de route et a percuté deux arbres. Le passager a été éjecté et grièvement blessé. Aujourd’hui, le chauffeur comme le passager souffrent des lésions de cet accident.

Avocats, victime, accusé, témoins, jury, juge et journalistes étaient des personnages que jouaient les élèves, supervisés par les étudiantes de TES.

« Ce qui est bon, c’est que ce sont les pairs qui le reconnaissent coupable. C’est un message important qui est compris et envoyé par les jeunes », dit l’agent sociocommunautaire Claude St-Pierre, du Service de police de Repentigny.

Comme son équipe et lui ont guidé les étudiantes de TES dans ce projet, il a été appelé à témoigner, comme policier, de la scène de l’accident.

« Les comportements impulsifs et dangereux, vous avez le pouvoir de dire non et de vous y opposer », mentionne Carl Aubut, l’enseignant du Cégep de Joliette qui a joué le rôle du second juge.

Les élèves de l’école l’Alizée ont été touchés par cet exercice. « C’est stupide d’agir comme ça. Je ne veux pas que ça m’arrive dans la vraie vie. J’ai bien perçu le message de la vitesse, soit qu’on est coupable quand on en fait », souligne Frédéric Daoust, 17 ans. Il jouait le rôle du jeune conducteur reconnu coupable.

Un travail de longue haleine

« La collaboration entre les techniciennes en éducation spécialisée et les policiers a été très intéressante. Ça nous démontre qu’on doit apporter de nouvelles idées, sortir du cadre. C’est un travail de collaboration qui va être important de développer », précise l’une des étudiantes, Roxanne Crépeau.

Ce projet n’est pas arrivé du jour au lendemain. « Nous avons dû être présentes dans le quotidien des jeunes, afin de créer un lien pour qu’ils acceptent l’activité finale. Nous avons donc fait plusieurs ateliers régulièrement », explique Josianne Prud’homme, une autre membre de cette équipe dynamique.

« Durant ces petites activités, nous leur avons appris des notions essentielles comme l’affirmation de soi, l’impartialité, l’objectivité… pour qu’ils deviennent des citoyens outillés », poursuit Karine Charron.

« Pour ce faire, nous avons utilisé ce qui se passe dans le quotidien des jeunes. On est parties de l’émission 19-2 pour débattre de l’impartialité. On s’est aussi servi de la chanson de Projet orange, De héros à zéro », termine Audrey Côté.

L’équipe de TES a aussi effectué le même travail à l’école secondaire l’Horizon de Repentigny, secteur Le Gardeur. Le Service de police de Repentigny s’est montré intéressé à ce que cette activité revienne dans les années futures.

« Cette activité venait clore le contrat sur les limites de vitesse que nous avons signé pour le temps des fêtes : ça fait un rappel aux jeunes, alors que l’été et le temps des bals s’en viennent », conclut la directrice de l’Alizée, Danielle Umbriaco.

Organisations: L’Alizée, Cégep régional de Lanaudière, Service de police de Repentigny

Lieux géographiques: Repentigny secteur Le Gardeur, Chemin de la Presqu'

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