Josiane et François : des jeunes qui n’ont pas peur de l’engagement

Olivia
Olivia Nguonly
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Finalistes du Gala Florilège 2011, qui sont-ils?

Tous deux s’impliquent au sein de leur établissement d’enseignement et ne comptent plus leurs heures de bénévolat. Leur engagement ne date pas d’hier. Josiane Rioux-Collin, finaliste dans la catégorie « Participation citoyenne » et François Arès, dans la catégorie « Initiative jeunesse », participent à différents projets parascolaires et communautaires depuis plusieurs années déjà.

Josiane est aujourd’hui corédactrice de son journal étudiant : « je m’impliquais aussi beaucoup lorsque j’étais au secondaire. Ça me donne envie de rester accrochée à l’école », souligne celle qui étudie en sciences humaines au Cégep régional de Lanaudière à L’Assomption.

La jeune femme estime qu’elle est finaliste au Gala pour l’ensemble de ce qu’elle a fait dans son milieu, soit sa participation à l’organisation de la collecte de sang du cégep, ainsi qu’aux activités dans le cadre de l’événement « Le printemps de la langue », son tutorat au centre d’aide en français et son rôle de déléguée en chef durant la Simulation des Nations Unies (simONU).

La qualité du français, l’équitation et la nature font aussi partie de ses champs d’intérêt. « Avec l’utilisation des différentes technologies, la qualité de notre langue peut être amenée à baisser. Je veux quant à moi la préserver et partager notre belle langue. C’est quelque chose qui m’a toujours tenu à cœur », conclut Josiane.

François Arès, l’entrepreneuriat en tête

L’étudiant en administration au Cégep régional de Lanaudière à L’Assomption a fondé en septembre 2010 l’organisme communautaire CASA Jeunesse, dont il est aujourd’hui président.

« Nous avons ciblé trois axes : la sensibilisation à la problématique immigrante, le jumelage dans les écoles avec des élèves immigrants et des membres de la CASA et la mise sur pied de comités interculturels dans les écoles », explique François Arès.

Le président de la CASA jeunesse estime que les services offerts par son organisme sont équivalents à ceux de SAFIMA. « On se complète bien. Nous nous occupons des élèves et SAFIMA des enfants et des adultes. »

François a constaté qu’aucun organisme de ce genre n’existait dans la province et c’est ce qui l’a amené, avec ses amis, à fonder la CASA. Aujourd’hui, ils aident les jeunes immigrants dans leurs démarches afin que ceux-ci s’intègrent à leur société d’accueil.

« Nous avons accompagné de jeunes immigrants qui désiraient se procurer un numéro d’assurance sociale ou d’autres dans leur recherche d’emploi, par exemple. »

L’entrepreneuriat tient à cœur au jeune homme et il compte bien en faire une carrière. « Je veux m’investir dans le développement durable. À mon avis, il s’agit d’un secteur d’avenir où il faut miser. L’intégration des immigrants en fait partie et il faut s’y investir pour construire un Québec plus fort socialement et économiquement », conclut-il.

À travers la CASA Jeunesse, François Arès a pour objectif d’étendre ses services dans quatre ou cinq écoles secondaires et quelques écoles primaires en 2012. Il vise aussi à diminuer le décrochage scolaire chez les immigrants, à contrer le phénomène de ghettoïsation dans les écoles et à promouvoir la diversité culturelle pour faciliter l'insertion sociale des immigrants.

Organisations: Simulation des Nations Unies

Lieux géographiques: Québec

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Derniers commentaires

  • Roland Comeau
    29 mai 2011 - 15:10

    Je voulais donner une cote de 4, mais le compteur a bloqué! Corriger, s'il vous plaît. 1) Félicitations à Josiane pour son implication en français et son intérêt pour les cliniques de sang, à condition que celles-ci ne soient pas réservées aux élèves récalcitrants... 2) Chapeau à François pour la CASA. Je connais un nombre de ses talents, mais d'en découvrir des nouveaux me fait grand plaisir. Bonne chance, tous deux, aux Florilèges! Roland Comeau