Quand la simplicité volontaire rapporte gros

Valérie
Valérie Houle
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Grâce à leur projet de magasin de la simplicité volontaire, les élèves de l’école secondaire Paul-Arseneau ont réussi à amasser 500 $ qui ont été redonnés à la communauté. Mission accomplie et simplicité acceptée pour les élèves qui ont vécu cette expérience pendant une semaine.

Du 26 au 30 mars, les élèves de cinquième secondaire avaient un défi de taille à relever : survivre toute la semaine sans technologie, sans maquillage, sans fer plat, sans musique, sans cellulaire.

Un autre de leur défi était d’organiser un magasin de la simplicité volontaire, qui rendrait service d’une quelconque façon à la communauté. Les élèves ont donc collecté dans leur entourage des vêtements en très bon état qu’ils revendaient par la suite au coût de 1$ par morceau. Le mercredi 28 mars, la salle de classe de Cathy Thibeault, instigatrice du projet, s’est transformée en friperie accessible à tous. « Pour une première, c’était magique », laisse savoir l’enseignante.

Coordonné par deux élèves, Andréanne Sylvestre et Yohan Quintal, le magasin a permis aux élèves de récolter en une seule journée pas moins de 500 $. « Pendant tout le temps du dîner, il y avait littéralement une file d’attente pour entrer au petit magasin, maintient Cathy Thibeault. En une heure, 275 $ de vêtements ont été vendus, ce qui équivaut à 275 morceaux. »

Pendant la soirée, plusieurs parents, élèves, bénévoles et enseignants sont venus faire leur part en se procurant un vêtement. « Une fille de cinquième secondaire a même déniché sa robe pour la soirée de remise des diplômes… à 1$ », raconte l’enseignante.

Avec les 500$ recueillis, trois familles dont l’enfant étudie à l’école Paul-Arseneau se verront remettre un bon d’achat de chez Super C afin d’alléger le coût de l’épicerie.

Une expérience marquante

Que les élèves aient été capables de respecter la semaine de la simplicité volontaire ou pas, tous sont d’accord pour dire que cette expérience a été marquante et qu’ils s’en souviendront longtemps.

Marielle Lefrançois, élève de cinquième secondaire, a entre autres réalisé qu’elle était complètement accro aux réseaux sociaux, particulièrement à Facebook. « Je me suis rendue compte que c’était la première chose que je faisais en revenant de l’école. J’ai trouvé ça dur parce que je n’avais rien à faire, mais ça m’a permis de reconnecter avec d’autres passe-temps que je laissais de côté. Maintenant, j’essaie de m’habituer à aller moins souvent sur Facebook. »

Même son de cloche auprès d’Étienne Pilon, qui a réalisé qu’il n’avait pas vraiment de hobby mis à part l’usage de la technologie. « Le temps était long, avoue-t-il. J’ai beaucoup, beaucoup marché. J’étais dans mon lit à 22h et je lisais, même si je déteste ça. »

À défaut d’avoir accès aux autres, Léanne Boileau a réfléchi sur elle-même durant cette semaine sans communications technologiques. « Je me suis rendue compte que j’aime ça, ne rien faire. Il faut prendre le temps de réfléchir, faire des introspections. » Alexis Miron-Dauphin a aussi vécu ce genre d’expérience, puisqu’il passe beaucoup de temps seul chez lui. « Le temps passe vite sur Facebook, confie l’élève. Mais je me suis rendu compte que j’étais capable de faire autre chose, comme de jouer de la guitare, courir, lire… »

Rachel St-Laurent, quant à elle, n’a pas été capable de tenir son engagement de simplicité volontaire. « Pas de maquillage, pas de superflu, ça va. Mais pas de communications, ça me coupait de tout et je n’étais pas capable de le supporter. »

D’après la majorité des élèves de la classe de cinquième secondaire de l’école Paul-Arseneau, le plus difficile était l’impossibilité d’écouter de la musique. Toutefois, le côté le plus libérateur de cette expérience était de ne pas avoir de compte à rendre à personne, de ne pas dépendre de la technologie environnante. « C’était plaisant de ne pas être accessible, tu peux avoir du temps pour toi sans être dérangé, j’étais libre des mes actions », croit Élise Gagnon.

Les élèves en sont donc venus à la conclusion que la technologie est superflue mais pourtant, cet ajout à la vie quotidienne est nécessaire au rythme de vie moderne. « On a besoin de la technologie pour être connecté au monde. »

Organisations: école secondaire Paul-Arseneau

Lieux géographiques: Facebook

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