La Maison Adhémar-Dion : une histoire à écrire…

Olivia
Olivia Nguonly
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Voir la vidéo : édition spéciale de l'Hebdo débarque (entrevue famille Dion)

Adhémar Dion est décédé le dimanche 30 novembre 2003, à la suite d’un combat contre le cancer. Il avait 80 ans. La famille Dion a accepté de prêter le nom de leur être cher à cette maison du même nom qui fait partie du paysage lanaudois depuis maintenant un an.

Au plus fort de la maladie, Thérèse Dion se souvient de cette année où elle a choisi de se retirer loin des caméras pour se consacrer à l’homme de sa vie. Pendant ce temps, elle lui apporte les soins, les attentions et l’amour dont il a besoin. Elle ricane en se souvenant que son mari ne se faisait pas griller une toast lui-même.

En associant le nom de sa famille et celui de l’amour de sa vie à une maison de soins palliatifs, Maman Dion a voulu donner, une fois de plus, quelque chose à ces hommes et ces femmes en fin de vie. « Les gens malades n’ont pas seulement froid de l’extérieur, ils ont aussi froid en dedans », exprime-t-elle.

Dans cette perspective, aux professionnels de la santé qui travaillent à la Maison, s’additionnent les bénévoles, ceux qui œuvrent du côté du soutien psychosocial, de la musicothérapie, de la massothérapie et de l’accompagnement spirituel. Tous des intervenants qui se complètent les uns les autres afin d’offrir un départ paisible aux résidents, à l’image de celui dont a bénéficié M. Dion.

Des craintes dissipées

Au départ, Céline avoue avoir été craintive à l’idée d’associer le nom de son père à un projet comme celui-ci, puisqu’elle redoutait que des abus refassent surface au sein de l’organisme. Elle cite à titre d’exemple les cas de maltraitance qui font la une.

« Nous n’avons tellement pas vécu ça et ça ne fait pas partie de nos valeurs d’enfance, alors j’avais peur que le nom de notre père soit associé à une maison de soins palliatifs. Qu’est-ce qui nous assure que les gens qui travaillent ici n'abuseront pas des résidents? », se questionnait-elle.

Mais aujourd’hui, elle a trouvé les réponses à ses questionnements et son discours est tout autre. Elle constate que ce sont des gens de cœur qui œuvrent au sein de l’organisme. « Même le cuisinier, M. Bonenfant, répond aux derniers désirs des résidents. On prête l’oreille à leurs petites attentions, que ce soit s’ils ont envie de manger du pâté chinois ou peu importe, lorsque c’est possible, on le réalise », énonce-t-elle.

Jacques Dion précise quant à lui que la famille Dion, à travers la présence active de Clément au sein du conseil d’administration par exemple, continuera à suivre de près le fonctionnement de la Maison.

Un legs aux Lanaudois

Si la famille Dion a donné un coup d’envoi à la maison de soins palliatifs, aujourd’hui c’est au tour de la population lanaudoise de préserver ce legs en s’impliquant à la nature de ses moyens.

« Il ne faut pas toujours tenter de régler le sort du monde, mais il faut regarder nos vieux, nos pauvres et changer notre monde à nous avant de vouloir faire une différence à grande échelle », invite la benjamine de la famille Dion.

Il ne s’agit pas seulement d’envoyer de l’argent, mais le don de soi est aussi un geste significatif, puisque la Maison est continuellement à la recherche de bénévoles.

Paul, qui dirige la Fondation Maman Dion, est conscient qu’aujourd’hui les gens sont très sollicités. Il espère toutefois que les Lanaudois réaliseront qu’au-delà des frontières financières, il y a les vraies choses de la vie qui priment, telle la famille, et c’est pourquoi la Maison Adhémar-Dion lui voue autant d’importance.

Organisations: Maison Adhémar-Dion, Fondation Maman Dion

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  • Huguette Roch
    08 septembre 2011 - 07:49

    Prendre note que je me dois de rectifier l'information que vous donnez dans cet article. Je suis bénévole sur une base hebdomadaire à la Maison Adhémar Dion depuis les portes ouvertes. Je suis donc bien informée de l'Historique. Dans votre article vous dites que la maison fait partie du paysage depuis 2 ans. Il s'agit d'une erreur car elle est officiellement ouverte seulement depuis le début juin 201o, date où elle accueillait une première résidente. J'étais là... donc cela ne fait pas encore 2 ans.... Cela estimportant afin d ene pas induire les gens en erreur... Merci !