Mosaïcultures s’impose à New York

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Louise Bourget
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Quatre sculptures végétales géantes dans la nouvelle Tour de Bank of America

«Ces sculptures végétales magistrales sont exposées de manière permanente dans l’espace nommé Urban Garden Room du nouveau siège social de Bank of America à New York. C'est une grande fierté pour toute notre équipe», déclare la vice-présidente exécutive et directrice générale de Mosaïcultures Internationales de Montréal (MIM), Lise Cormier, résidente de L’Assomption.

Outre Mme Cormier, le directeur structures de la firme SNC Lavalin, Richard Bleau, est originaire de L’Assomption. «Les artisans sculpteurs qui ont réalisé la structure végétale géante font partie de la firme Kadriform international qui a aussi pignon sur rue à L’Assomption», ajoute Lise Cormier.

La nature en ville

Le One Bryant Park qui abrite le nouveau siège social de Bank of America est un édifice certifié Leadership in Energy and Environmental Design (LEED). Ce dernier a coûté un milliard de dollars US. «Cette immense tour de verre de 55 étages est le 2e plus haut édifice de New York après l’Empire State Building et le quatrième édifice plus haut des États-Unis. De plus, le candidat défait à la présidentielle américaine en 2000, Al Gore, a établi ses bureaux dans ce gratte-ciel», indique Mme Cormier.»

Selon ses propos, cette réalisation permet à la nature de faire une entrée remarquée dans la ville de New York. «Il s’agit du parc le plus fréquenté après celui de Central Park. La plus imposante des quatre pièces végétales géantes est une arche de 25 pieds de haut et pèse plus de 25 tonnes. Ces sculptures végétales sont une première mondiale de par leur conception. Elles comptent plus de 35 000 fougères, lierres, mousses et lichens et disposent d’un système d’irrigation complexe», précise la vice-présidente exécutive et directrice générale de MIM.

Pendant plus d’un an, une trentaine de Québécois ont travaillé à la réalisation de ces immenses sculptures. «Les pièces ont été livrées clés en main à New York et leur installation a nécessité trois jours de travail», raconte Mme Cormier.

Un beau défi pour le MIM

«Lors de l’inauguration, j’étais particulièrement fière que le MIM soit partie prenante de ce méga projet végétal, mais maintenant nous devons en superviser la qualité», souligne-t-elle.

«Les trois expositions des Mosaïcultures Internationales de Montréal (2000, 2001, 2003) ont rapporté près de 150 millions $ en retombées économiques avec un taux de satisfaction de 96 %.» Lise Cormier

Dans une sculpture végétale de cette envergure, la luminosité et l’irrigation sont les deux facteurs à surveiller de près. «Il ne faut pas perdre de vue que cette structure est composée de végétaux qui doivent bénéficier de lumière et d’eau en quantité suffisante. C’est sa survie qui en dépend. Il y a aussi le phénomène des quatre saisons qu’il faut prendre en considération. Comme il s’agit d’une première, il faudra ajuster le tir au fur et à mesure en cours d’année», estime Lise Cormier.

Cette année, le MIM s’occupe de l’entretien, ce qui nécessitera de se rendre régulièrement à New York pour garantir la qualité. «Ensuite, notre contrat stipule d’en superviser l’entretien pour les deux années suivantes», indique Mme Cormier.

Une bonne visibilité

Pour fabriquer les structures du projet de New York, la vice-présidente exécutive et directrice générale de MIM a fait appel à la firme Kadriform International de L’Assomption. «Ces artistes sculpteurs qui ont contribué à la réalisation de plusieurs éléments au Jardin Botanique de Montréal et au Biodôme sont aussi les principaux artisans de la fabrication des structures de l’exposition des Mosaïcultures de Montréal, en 2000, 2001 et 2003.»

Un des sculpteurs qui a travaillé sur le projet, Raymond Brouillard, explique qu’il s’agit là d’une belle visibilité pour le Québec et pour leur entreprise. «Il ne faut pas oublier que le projet était destiné à un édifice certifié LEED. Par conséquent, les exigences des ingénieurs et des architectes paysagistes new yorkais étaient encore plus nombreuses, mais nous avons réussi à répondre à leurs attentes.»

La vice-présidente exécutive et directrice générale de MIM n’a pas l’intention de s’asseoir sur ses lauriers. Depuis la cérémonie de clôture des Mosaïcultures Internationales de Montréal, en 2003, ils ont reçu des milliers de demandes provenant de partout dans le monde, par téléphone et par courriels, pour un retour de l’événement à Montréal. «L’engouement pour les Mosaïcultures Internationales à Montréal est indéniable et offre une excellente vitrine internationale pour la ville de Montréal et pour l’expertise que nous avons développée», conclut-elle.

Organisations: Bank of America, SNC Lavalin, Empire State Building Kadriform International de L’Assomption

Lieux géographiques: New York, L’Assomption, Tour États-Unis Jardin Botanique de Montréal Le One Bryant Park Central Park Québec

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