Il avait à peine six heures de vie lorsque Tommy fait sa première crise d’épilepsie suivie de convulsions. Il est alors immédiatement conduit aux soins intensifs et sa longue bataille ne faisait que commencer…
Pendant plus de cinq ans, entre les doses massives de médicaments et les longs séjours à l’hôpital, on n’arrive pas à trouver ce qui cloche. Pour assurer le bien-être de son enfant, sa mère Josée quitte son travail pour s’occuper de son fils :
« Vous savez, passer de 7 à 14 jours en ligne à l’hôpital, c’est vidant et puis le personnel est de plus en plus débordé. Donc, je devais être là pour Tommy », dit-elle encore aujourd’hui avec beaucoup d’émotion dans la voix.
Après de multiples recherches, les médecins découvrent le problème : une épilepsie locale dans le lobe temporel droit; il est opéré au cerveau, une intervention délicate qui consiste à retirer une partie de la région atteinte.
Tommy a pris un peu de retard sur son développement surtout en ce qui a trait à la motricité fine. Après avoir consulté un spécialiste, le docteur Mattron tranche en apposant un diagnostic de trouble envahissant du développement (TED) non spécifique.
La lutte se poursuit
Le problème est identifié, mais la bataille du quotidien ne fait que commencer! Et c’est son père, André, qui décrit le mieux les luttes épiques pour passer à travers le système.
« Tous les ans, de la maternelle à la 6e année, le manège se répétait. Tommy avait des notes superbes, meilleures que bien d’autres, mais le discours était le même. C’est OK pour cette année, mais ça va tellement être plus difficile l’an prochain. Et là, on se battait pour qu’il poursuive, nous mettions tous les efforts pour l’encadrement et il réussissait. »
Pour le commun des mortels, ce qu'il faut comprendre, c’est que l’autisme n’est pas un trouble au niveau de la déficience intellectuelle et c’est difficile pour les familles de faire comprendre ça à l’entourage.
Pour l’entrée de Tommy au secondaire, la famille décide de venir s’installer à Repentigny, dans le secteur de l'école Jean-Baptiste-Meilleur (JBM), qui offre un service pour cette clientèle.
Pour les parents, c'est encore un gros déchirement : « Nous sommes arrivés ici en connaissant le programme que l’on nomme le soutien émotif. Toutefois, comme Tommy était bon à l’école, nous avons choisi de le placer dans une classe régulière dans le programme de linguistique et le tout a fonctionné » souligne Josée.
Faisant équipe avec sa technicienne en travail social (TTS), Andrée Gagné, une perle selon les parents, Tommy obtient son diplôme, mais la dernière année au secondaire, il régresse un peu au niveau social.
C’est ainsi que la TTS propose aux parents que Tommy se trouve un emploi pour lui venir en aide. Un coup de fil, une entrevue cordiale avec André Perreault du IGA Crevier du boulevard Brien et Tommy amorce son nouvel emploi qui l’aide dans son cheminement.
L’ouverture d’esprit de M. Perreault permet à Tommy de se réaliser à tous les jours. Étudiant à temps au CFP des Moulins en comptabilité, il rêve d’obtenir un emploi dans son champ d’expertise. Un modèle de réussite familiale pour tous les résidants du secteur!