Chloé Renaud prend goût à la victoire

Daniel Richard
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La karatéka, Chloé Renaud, a récemment troqué la ceinture brune pour la ceinture noire. Une étape qui d’ordre habituel n’est pas de tour repos. Pour Chloé, il s’agit plutôt d’un obstacle qu’elle franchit avec panache.

Entraîné par son père, Pascal Renaud, Chloé espère retourner au US Open cet été.

 

Chloé n’a pas perdu plusieurs combats depuis deux ans. En fait, elle s’est inclinée à sa première compétition chez les ceintures noires, ce qui constituait sa première défaite en deux ans. Et à l’entendre parler, c’était une défaite de trop pour cette perfectionniste.

« Je n’aime pas perdre, dit-elle, avec le sourire en coin devant ses parents qui assistent à l’entrevue. J’entreprends chaque compétition en ayant un seul objectif en tête : la victoire. Lorsque j’ai perdu ma première compétition avec les ceintures noires, ce n’était pas grave, mais je n’étais vraiment pas contente. »

Sa jeune carrière a également été marquée par sa victoire au US Open, à l’été 2010, chez les ceintures brunes.

Pourtant, la marche est haute entre les ceintures brunes et noires. « On voit vraiment qu’il y a une différence, dit la diminutive athlète de 13 ans. Surtout que je suis petite pour mon âge. C’est encore pire chez les ceintures noires », raconte la karatéka de l’Association de karaté Hokano Mikata.

Heureusement, il y a belle lurette qu’elle ne s’en fait plus en raison de sa petite taille. « Je me suis habituée. Il m’arrive souvent de faire des combats contre des adversaires qui ont deux têtes de plus que moi. Je me sers de mes habiletés. Je vois souvent qu’ils me sous-estiment de la façon qu’ils me regardent lors du salut. C’est peut-être un avantage, je ne m’en fais pas trop avec ça, je fais comme si de rien n’était », ajoute la Repentignoise.

Le US Open dans la mire

Ayant goûté à une des plus grosses compétitions de karaté au monde, Chloé Renaud y a pris goût et veut retourner au US Open cette année chez les ceintures noires.

Rien n’est encore certain pour le moment, mais quelques bons résultats pourraient forcer la main de son entraîneur et père, Pascal Renaud. « Il n’y a pas de classement ou de qualification. C’est une compétition ouverte, mais ceux qui s’inscrivent et qui ne font pas le poids se font ridiculiser », explique M. Renaud.

« J’ai vécu l’expérience l’an passé et c’était extraordinaire. C’est tellement gros comme compétition et j’ai réussi à l’emporter dans ma catégorie alors je veux y retourner cet été avec les ceintures noires », commente Chloé.

Une première position au sein d’un tel niveau de compétition serait-elle illusoire? « Comme je l’ai dit plus tôt, j’aborde toutes les compétitions en voulant avoir la médaille d’or », répète-t-elle.

D’ailleurs, ses parents ne sont pas surpris qu’elle se distingue à ce point, avec une ceinture noire à la taille. La jeune athlète a pu profiter d’un entraînement de première qualité pour atteindre des sommets élevés. « Je veux que mes élèves touchent à plusieurs styles de compétitions. Ils doivent être capables de s’adapter à plusieurs techniques lors d’un combat. La diversité est très importante », détaille celui qui malgré son handicap visuel, depuis l’âge de 19 ans, entraîne de jeunes karatékas de la région.

Cette diversité, Chloé l’applique à merveille lors de ses combats. « C’est ce qui fait force. Entendons-nous, sa principale qualité est son coup de pied, mais c’est son intelligence qui lui permet de se démarquer. Elle a une capacité d’analyse hors du commun. Elle sait s’ajuster devant le style que pratique son adversaire lors d’un combat. On peut travailler cette intelligence avec les jeunes karatékas, mais au bout du compte, on l’a, ou on ne l’a pas », conclut-il.

Organisations: Association de karaté Hokano Mikata

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