Les pilotes des courses de Lavaltrie envahissent la glace

Valérie
Valérie Houle
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Un mélange d’adrénaline et de nervosité. Voilà ce que ressentent les pilotes, autant de voitures que de véhicules tout-terrain (VTT) qui « courseront » sur la piste de glace de Lavaltrie le dimanche 29 janvier.

Karl Riquier, adepte de course de VTT durant l’été, a eu la piqûre il y a trois ans lorsque son ami l’a poussé à participer à une course sur glace avec son quatre roues. « C’est devenu un passe-temps, admet-il. Ça parait facile, mais ça prend du temps, de la pratique et de la technique. Mis à part la course, il faut passer plusieurs heures à entretenir son engin et s’occuper de la mécanique. »

L’année passée, Karl Riquier avait bien performé en obtenant la quatrième place lors des courses sur glace de Lavaltrie. « On peut facilement atteindre 120 km/h sur la glace, confie le pilote. Le but est d’aller le plus vite possible en gardant la meilleure technique. »

Karl, qui est habitué depuis de nombreuses années de piloter pendant l’été avec son quatre roues sport, admet que la sensation est différente l’hiver, sur la glace. « Avec de bons pneus, ça adhère plus sur la glace que dans le sable, on ressent quelque chose de différent. »

En voiture

Quant à Carl Tremblay, qui pilote une voiture de course, il avance que le principal obstacle n’est pas les autres concurrents, mais plutôt la neige. « C’est important de rester dans la ligne pour demeurer sur la glace parce que la neige peut nous faire perdre la moitié de notre vitesse, qui peut aller jusqu’à 130 km/h dans le cas des courses sur glace de Lavaltrie », pense-t-il.

Le pilote qui conduit des voitures de course depuis trois considère toutefois que la conduite d’une telle machine est semblable à celle d’une automobile normale. « Avec les crampons qui s’agrippent à la glace, ça se ressemble beaucoup. »

Celui qui a fini deuxième et troisième l’année dernière avoue cependant qu'il est nerveux avant la course, surtout à cause du public nombreux de Lavaltrie, « mais une fois en piste, c’est parfait. Ça prend beaucoup de concentration, il ne faut jamais regarder en arrière sinon on stresse en voyant la voiture qui se rapproche et c’est là qu’on peut commettre une erreur. »

Autant en VTT qu’en voiture, l’effort physique du conducteur est à considérer. « Après la course, j’ai les bras morts, je suis vidé, relate Carl Tremblay. C’est dur dans les bras, parce qu’il n’y a pas de cerveau direction. »

Des heures de préparation

Patrick Harnois, un autre pilote habitué des courses sur glace de Lavaltrie, souligne que la préparation du véhicule peut jouer sur la position finale dans la compétition. Lui qui est arrivé premier dans une des courses l’année dernière a le même objectif pour cette édition. C’est pourquoi Patrick et ses compagnons mettent autant d’efforts sur la voiture.

« Il faut étudier les concurrents, repérer les erreurs, parce qu’une simple faute peut faire perdre beaucoup de vitesse. » -Karl Riquier

« On prépare l’auto des mois à l’avance et on travaille tard le soir. » Chaque détail doit être vérifié pour qu’au moment de réagir, pendant la course, tout fonctionne pour le mieux.

« Moi et mes amis du Small Wood Project, on a par exemple remonté le moteur, on a installé des crampons sur les pneus, on a taillé les pneus pour en faire du design. » Les pilotes prennent beaucoup de temps à préparer leurs pneus, dont la qualité est primordiale pour être de calibre dans la course.

Carl Tremblay explique aussi qu’une cage doit être installée pour que la voiture soit sécuritaire et que le moteur soit le plus performant possible. « Ça peut coûter cher. Juste les pneus, c’est un gros investissement », raconte le pilote.

La pratique est un élément essentiel pour bien maîtriser son véhicule pendant la course. « Je peux passer 20 heures par semaine sur un lac avec mon quatre roues pour m’assurer de bien performer », exprime Kar Riquier.

D’ici le 29 janvier, les pilotes n’ont pas fini de préparer leur engin, l’étudier, se pratiquer, « puisque c’est la somme de tout ce qu’on a fait qui va décider de notre performance », lance Patrick Harnois.

Lieux géographiques: Lavaltrie

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