Suite au rapport houleux du Bureau d'audiences publiques sur l'environnement (BAPE), le député Scott McKay affirme que le projet du train de l'est doit continuer de progresser, et ce, malgré les embûches auxquelles fait face le projet de 390 millions $ présentement.
« Malgré les points négatifs soulevés dans le rapport du BAPE, un consensus reste clair. Le train de l'Est doit être en place le plus rapidement possible. Pour desservir adéquatement la population de la couronne Nord, il faut au moins faire le nécessaire pour offrir dès que possible un train qui relie L'Assomption au centre-ville, puisque cette partie du mégaprojet ne pose pas problème », commente le député péquiste.
Ce dernier ajoute qu'il serait inutile de priver la population de l'arrivée du train à échéance, sous prétexte qu'une partie du projet doit être revue.
« Tout est en place pour que s'enclenche le train de L'Assomption : les locomotives ont été commandées et les gens n'en peuvent plus d'attendre, croit le député. Je suis conscient qu'une liaison Montréal-L'Assomption, amputée temporairement d'une partie de son circuit ne sera pas aussi rentable dans l'immédiat, mais ce qui compte, c'est de créer une habitude chez les utilisateurs. »
En rapport avec les objections environnementales soulevées dans le rapport du BAPE, M. McKay estime qu'il est tout à fait sensé de prévoir un fonctionnement du train au diesel pendant que les travaux d'électrification proposés par le BAPE seront en cours.
Rappelons que des locomotives bimodales ont été commandées.
Le Conseil régional de Lanaudière (CREL) manifeste son accord avec la majorité des conclusions des rapports du BAPE. Le CREL constate « que le tracé ne permet pas de pallier adéquatement les carences constatées en matière de transport collectif, car la solution choisie ne prend pas en compte les besoins de l'est de Laval, ni de la ville de L'Assomption. » Le conseil croit aussi que le projet, tel que présenté, augmenterait les émissions de gaz à effet de serre attribuables au secteur des transports au Québec. Il recommande l'électrification intégrale « afin d'assurer au projet un bilan global positif en ce qui a trait aux émissions atmosphériques. » « L'ampleur, les coûts et la pérennité de ce projet, commandent que, tant du point de vue environnementale que social, celui-ci soit bien ficelé. Dans une perspective de développement durable, il doit répondre au mieux aux vrais besoins de transport du public lanaudois et lavallois, tout en offrant une véritable gaine environnementale. Négliger ces aspects pour des raisons strictement économiques serait regrettable, voire inacceptable », estime Gilles Côté, directeur général du CREL.




