Admirer le médiéval dans toute sa splendeur

La première édition des Fêtes médiévales de Lanaudière est un succès

Valérie Houle valerie.houle@tc.tc
Publié le 25 août 2014

MÉDIÉVAL. Une immersion totale dans un univers parallèle, imaginaire et fantastique. Voilà ce que proposait la première édition des Fêtes médiévales de Lanaudière, qui se déroulaient les 23 et 24 août à la Seigneurie des Patriotes de L'Assomption, et à voir l'ambiance et le monde présent sur le site, on peut dire mission accomplie.

« Ce que nous faisons de différent par rapport aux autres festivals médiévaux, c'est que nous voulons montrer la diversité des univers de ce domaine », explique Charles Brousseau, un des organisateurs de l'événement et propriétaire de la boutique Dracolite à Montréal. Des purs et durs qui fabriquent leurs vêtements de la même façon qu'à l'époque médiévale, une troupe artistique qui présente des cracheurs de feu, des personnages fantastiques qui déambulent sur le site, des artistes qui allient la musique viking au métal, il y en avait partout, pour tous les goûts, samedi et dimanche. « J'aime bien comparer le médiéval à la crème glacée : il y en a beaucoup de sortes et si on goûte seulement à la vanille, c'est loin d'être représentatif », image l'organisateur.

Tour complet d'horizon

Plusieurs kiosques et animations parsemaient le grand espace de la Seigneurie des Patriotes tout au long du week-end. Les puristes du médiéval avaient entre autres la chance de rencontrer les artisans du camp Vineland, qui représente le volet médiéval historique le plus fidèlement possible en réalisant tous leurs vêtements et objets à la main, afin que les amateurs puissent constater comment la vie se déroulait à l'époque.

Un peu plus loin, on avait droit à une troupe artistique hybride, c'est-à-dire que les combats à l'épée et à l'arme ancienne tels qu'ils se déroulaient à l'époque s'enchaînaient à des spectacles plus ludiques et tape-à-l'œil. « Tout le monde trace une ligne avec le niveau d'historicité qu'il veut atteindre », raisonne Charles Brousseau, qui préfère amalgamer différents styles pour rejoindre un plus grand public. « On veut que les gens apprennent, qu'ils voient des spectacles puisqu'on désire donner une vitrine à ces artistes pour qu'ils soient connus et reconnus dans leur art et se distinguer des autres », espère l'organisateur, qui se dit que plus les gens sont sensibilisés au médiéval dans toutes ses formes, plus l'effet risque de faire boule de neige.

L'aspect ludique était aussi exploité par la troupe artistique Abraxas, qui divertissait le public avec des numéros d'animation spectaculaires où le feu et la chaleur faisaient le bonheur des gens malgré la température ambiante.

Des minotaures, des trolls, un gobelin, des chevaliers, des princesses Vikings, des paysans, un Gandalf… le site en entier laissait voir des personnages sortis tout droit d'il y a quelques centaines d'années, et ce n'était pas seulement les exposants et les artisans, puisque plusieurs festivaliers se sont prêtés au jeu du déguisement.

À travers l'effervescence causée par les animations, la musique, les personnages et les visiteurs qui s'amusaient, des exposants faisaient voir ce dont ils étaient capables, tout en en faisant apprendre davantage à chaque personne qui s'arrêtait devant leur table. « On veut faire embarquer les enfants, la famille au complet, afin que l'intrigué devienne amateur, que l'amateur devienne connaisseur et que le connaisseur devienne un puriste, s'il le veut », s'enchante Charles Brousseau, qui en est déjà à penser à la deuxième édition vu le succès de la première.