Les deux MRC parlent d'une voix unie

Réforme de la gouvernance du transport collectif

Pierre Chartier pierre.chartier.a@tc.tc
Publié le 21 octobre 2015
Jean-Marc Robitaille, Chantal Deschamps et Normand Grenier demandent des antennes régionales dans la gouvernance du transport collectif.
Photo TC Media Pierre Chartier

TRANSPORT. Le message de la préfète de la MRC de L'Assomption Chantal Deschamps et du préfet de la MRC des Moulins Jean-Marc Robitaille au ministre des Transports Robert Poéti est plus que clair, c’est que le client doit être au centre de sa réforme. Selon leurs propos, il s'agit d'une condition essentielle afin de continuer à faire confiance aux acteurs locaux qu'ils sont.

C'est en ces termes que les deux magistrats accompagnés par le président du Réseau de transport de Lanaudière (RTL), Normand Grenier, se sont adressés aux médias lors d'un point de presse, le mercredi 21 octobre, dans les bureaux de la MRC des Moulins. À quelques semaines du dépôt d’un projet de loi à l’Assemblée nationale concernant le nouveau modèle de gouvernance métropolitaine en matière de transport, ils demandent au ministre Robert Poëti la mise en place d’un réseau simplifié et à coût nul pour les usagers, selon les principes de proximité et de flexibilité.

La préfète de la MRC de L'Assomption Chantal Deschamps propose la création de directions régionales de transport (DRT) sur chacune des deux couronnes métropolitaines qui assureront ainsi le monitoring local auprès du Réseau de transport métropolitain (RTM).

« Il nous faut une gouvernance qui s’inspire des modèles les plus performants, c’est-à-dire là où les élus sont au centre des décisions. Nous estimons qu’il n’y a pas mieux que la CMM et ses élus municipaux comme instance de référence pour composer avec le nouveau modèle de gouvernance. Si les opérations étaient entièrement concentrées entre les mains du RTM, sans interfaces locales, ce sont les usagers qui en feraient les frais », de déclarer Chantal Deschamps

Pour Normand Grenier, les éléments qui préoccupent les élus dans le nouveau modèle de gouvernance sont les suivants: « La centralisation de la planification souhaitée depuis longue date ne doit pas entraîner avec elle une dégradation des acquis, une perte de réactivité et de la qualité du service actuel au détriment du client, c'est très clair. »

Jean-Marc Robitaille souligne que l’organisation du transport collectif dans le Grand Montréal est complexe, coûteuse et gagnerait à être plus efficace. « On y retrouve l’Agence métropolitaine de transport, 3 sociétés de transport et 12 autorités organisatrices de transport sur un grand territoire regroupant 4 millions de personnes, sans compter l’émission de plus de 700 titres de transport dans les 82 municipalités qui composent la CMM. Et le statu quo n’est donc pas une option. »

Les objectifs poursuivis par la réforme du ministre Poéti sont:

-La création de l’Autorité régionale de transport (l’ART) ayant le mandat de la planification, la tarification et le financement. -La mise en place du Réseau de transport métropolitain (le RTM), résultat de la fusion des organismes de transport collectif des Couronnes Nord et Sud qui sera chargé principalement des opérations et des équipements métropolitains. -Le maintien des sociétés de transport à titre d’opératrices et non de planificatrices, soit le RTL (Longueuil), la STL (Laval) et la STM (Montréal).