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Du mécontentement à Lavaltrie

Transport scolaire


Publié le 3 octobre 2017

Sandy Bertrand.

©TC Media - Pierre Bellemare

ÉCOLE. Le réaménagement du circuit de l'un des autobus scolaires suscite des maux de tête à Lavaltrie. Il appert qu'une dizaine d'enfants doivent maintenant marcher vers l'école. Il n'y a pas de place dans le véhicule.

Ils habitent à moins de 1,6 kilomètre de l'école primaire Jean-Chrysostome-Chaussé. Ils n'ont pas droit au transport par autobus. Toutefois, l'an dernier, puisque des bancs étaient libres dans le véhicule jaune, les parents pouvaient débourser 200$ pour chacun de leurs enfants afin de leur éviter de faire le trajet à pied.

Modification

Le portrait est différent cette année avec la refonte du parcours de l'autobus.

«Tu ne laisses pas un enfant seul se rendre à l'école. Je ne sais pas si je suis une mère-poule, mais ma fille ne marchera jamais cette distance matin et soir», raconte Sandy Bertrand, mère de Lauganne.

Elle trouve la situation ridicule.

Elle habite rue De La Promenade. Elle est maman à la maison. Elle ne possède pas d'automobile. Elle se sent démunie.

Elle accompagne matin et soir sa fille qui est âgée de 7 ans et qui étudie en 2e année. Elle amène avec elle son plus jeune fils qu'elle ne peut laisser seul à la maison.

Elle envisage avec appréhension les journées froides de l'automne et l'hiver qui finira par arriver.

Mme Bertrand juge que le transport scolaire devrait être une obligation. «Je ne comprends pas pourquoi ils ne peuvent pas s'organiser pour accommoder les parents», dit-elle.

Elle précise aussi qu'elle n'a pu inscrire sa fille à l'école Amis-Soleils (une autre école primaire située à une distance de plus de 1,6 kilomètre de chez elle). Sa fille doit étudier dans son quartier.

Directrice adjointe aux communications à la commission scolaire Des Samares, qui gère le transport scolaire, Diane Fortin explique que le logiciel «Géobus» sert à établir le parcours de chacun des autobus. L'arrivée de nouvelles familles dans le secteur ou un autre facteur peut expliquer que le parcours du véhicule a été modifié et qu'il n'y a maintenant plus de places libres.

Elle mentionne aussi qu'il n'y a pas de zone dangereuse dans le secteur. Une brigadière est sur place.

Mme Fortin précise également que le ministère de l'Éducation accorde l'enveloppe financière requise à la CS suivant la norme qu'il n'y a pas de transport des élèves qui demeurent à moins de 1,6 kilomètre de leur école.

Sandy Bertrand n'a pas l'intention que les choses en restent là. Elle veut que les choses bougent. Elle compte notamment rencontrer le maire Jean-Claude Gravel.