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Pour soutenir les bomberos de la République dominicaine

KASSANDRA MARTEL - equiperedaction@tc.tc

Publié le 6 octobre 2017

Sylvain Durocher, pompiers à Repentigny et en République dominicaine, veut outiller les bomberos dominicains pour assurer une meilleure sécurité pour les locaux et les touristes.

©Gracieuseté

Après avoir évité le pire de l’ouragan Irma, la République dominicaine se remet difficilement du passage de Maria. De retour au Québec, un pompier charlemagnois veut aider les casernes de ce pays des Caraïbes.

« Les besoins des pompiers là-bas sont très vastes, précise le capitaine du Service incendie de Repentigny, Sylvain Durocher. Ils ont un cœur immense. Ils veulent travailler. Ils sont tellement débrouillards. Mais ils n’ont rien. »

Selon ce pompier de 21 ans d’expérience, les « bomberos » dominicains ont des besoins variant du tournevis aux camions de pompier.

« Les interventions sont énormes, assure-t-il. Ça nous prend absolument des pinces de désincarcération. C’est la clé. Dernièrement, ils [les pompiers de Punta Cana] ont coupé le toit d’une voiture accidentée avec une scie à fer, à la main. C’est long, mais c’est surtout très dangereux pour les victimes et les intervenants. »

Collecte d’outils

Jack Patry, Québécois résidant dans ce pays des tropiques depuis l’année 2000, constate des besoins criants dans les services incendie.
Gracieuseté

Avec le Dominicain d’adoption, Jack Patry, dont la famille vit encore à Repentigny, dans le secteur Le Gardeur, il veut donc outiller les casernes de la République dominicaine.

« On a été chanceux avec Irma, assure M. Patry, qui vit à temps plein dans ce pays des tropiques depuis 17 ans. Mais nos besoins restent les mêmes et les risques sont énormes. »

Celui qui porte le titre honorifique de major du service incendie de Cabarete, dans la province de Puerto Plata, ajoute : « Nous venons de nettoyer deux kilomètres et demi avec une scie à chaîne qui marchait à peine. Et ce n’est rien, quand on intervient pour un incendie, on sauve des solages. On crée des stationnements de béton. »

M. Patry a réussi à dénicher les fonds suffisant pour le transport d’un conteneur, afin d’importer en République dominicaine des outils donnés au Québec.

« Ici, j’espère collecter des scies à chaîne, des coupe-boulons, des scies multifonctions, des échelles, des haches, énumère le capitaine Durocher. On pourrait aussi récupérer des camions de pompiers, des véhicules divers, une ambulance, des civières… Je vous le dis, les besoins sont immenses. »

Pour la sécurité de tous

Les deux Québécois rappellent que la République dominicaine est un pays très prisé par leurs compatriotes.

« C’est une zone touristique très populaire, conclut le capitaine-instructeur du Corps de pompiers de Punta Cana-Veron. La région a beau être bien organisée, le manque d’outils a un impact majeur sur la sécurité de tous, même des touristes. » Ainsi, il se tourne vers les personnes, les commerçants, les services et les municipalités qui auraient des outils à donner.

Pour le contacter, il est possible de lui écrire à soutienauxbomberos@gmail.com