Au-delà de la trisomie, il y a Rosalie

Témoignage d’une maman de trois fillettes


Publié le 15 mars 2017

Anik Millette, en compagnie de deux de ses trois filles; Jasmine (4 ans) et Rosalie (9 mois).

©Photo TC Media - Stephane Gregoire

TRISOMIE 21. À son troisième accouchement, Anik Millette ne savait pas qu’elle allait donner naissance à un bébé différent. Aujourd’hui, elle et sa famille voient la vie autrement; ils ont la chance d’avoir un petit ange à leurs côtés.

Anik Millette est membre de l’Association de parents d’enfant trisomiques-21 Lanaudière (APETL) depuis quelques mois. Elle s’est d’abord tournée vers l’organisme pour dénicher des références en matière de services de santé pour sa fille Rosalie, aujourd’hui âgée de 9 mois.

À l’hôpital, lors de la naissance de son bébé, Anik a eu l’impression d’être laissée à elle-même; «peut-être parce que je suis infirmière, on pensait que je n’avais pas besoin d’aide», indique-t-elle. Elle et sa famille sont donc heureuses de pouvoir compter sur une oreille attentive à l’APETL.

J’ai une sœur qui a une déficience intellectuelle. Mes parents et moi savions plus à quoi nous attendre que mon conjoint et sa famille. Anik Millette

Test de dépistage

La Terrebonnienne est maman de trois fillettes; Jasmine (4 ans), Alice (2 ans et demi) et Rosalie (9 mois). Pour Anik et son conjoint, la petite Rosalie est comme un ange descendu du ciel.

«Nous ne savions pas qu’elle allait avoir une trisomie 21 avant sa naissance, raconte la maman. Pourtant, j’avais bel et bien fait le prénatest (test de dépistage de la trisomie). On m’a dit que le pourcentage de chances que mon bébé en soit atteint était plutôt faible.» Anik n’a donc pas poussé l’investigation plus loin.

À la naissance de leur fille, les parents étaient quelque peu déstabilisés. «J’ai une sœur qui a une déficience intellectuelle. Mes parents et moi savions plus à quoi nous attendre que mon conjoint et sa famille. Pour eux, ce fut plus difficile.» Aujourd’hui, Anik et son conjoint voient la vie différemment et sont fiers de chacune de leurs trois belles filles.

Les trois princesses d'Anik.

©Photo gracieuseté

La clé, la stimulation

Malgré les rhumes qui ont parsemé le quotidien de Rosalie au cours de l’hiver, la petite a la chance d’avoir une bonne santé. «Certains enfants trisomiques composent également avec des problèmes physiques. Ce n’est pas le cas de Rosalie», fait savoir Anik.

Même si les bébés trisomiques se développent un peu plus lentement que les enfants neurotypiques; Rosalie grandi plutôt bien. Elle se pratique à s’asseoir et mange de mieux en mieux.

Les visites de l’ergothérapeute l’aident beaucoup. Rosalie consulte également un physiothérapeute et cet été, elle verra un orthophoniste. «Comme c’est plus difficile pour les enfants trisomiques à apprendre à parler, ils peuvent d’abord s’exprimer avec des signes. L’orthophoniste pourra donc nous enseigner ce langage, ce qui facilitera la communication avec Rosalie.»  

La clé pour les jeunes trisomiques est la stimulation. «Ces enfants en ont encore plus besoin que les autres», indique la maman qui est heureuse de pouvoir bénéficier du service de la joujouthèque de l’APETL. Elle a déjà eu l’occasion d’emprunter des jouets de stimulation et différents accessoires tels qu’un miroir, qui permet à Rosalie de se pratiquer à se lever la tête pour se regarder, un siège Bumbo pour apprendre à s’asseoir et des ballons de physiothérapie. 

Soulignons enfin que les membres peuvent emprunter à la joujouthèque trois jouets et un livre, pour une période de quatre semaines. À ce jour, 1548 jouets sont disponibles. Les usagers ont également accès à du matériel spécialisé, tel que des chaises hautes, des bicyclettes, et des jeux de motricité globale. Ce service s’adresse aux parents d’enfants trisomiques, mais aussi aux parents d’enfants ayant un handicap physique et/ou intellectuel, de même qu’un trouble d’apprentissage.

Info: apetl.org – Participez au banquet des tournesols le 21 mars et contribuez à la cause.