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La plupart des routes cotées «A», mais certaines «B» et «F»

Étude sur la circulation à L’Assomption


Publié le 9 septembre 2017

L'étude de circulation a ciblé plusieurs artères.

©TC Media - Olivia Nguonly

TRANSPORT. Il y a quelques mois, la Ville de L’Assomption confiait à la firme en ingénierie CIMA + le mandat d’étudier la circulation routière sur ses principales artères et intersections. Avec les projets immobiliers des prochaines années, une telle démarche permettra ainsi à la municipalité de connaître l’état de la situation et d’envisager différents scénarios.

D’emblée, le directeur du Service de l’urbanisme, Jean-Charles Drapeau, prévient que l’étude en question transcende les routes avoisinants le projet immobilier Teeva, qui verra le jour dans le quadrilatère formé par le rang de l’Achigan, le chemin des Commissaires, la voie ferrée et la terrasse Laurier.

« Ce projet immobilier compte pour environ 20% de l’étude, qui a analysé les intersections importantes, telles que celles comprises sur la route 341, le rang du Bas-de-L’Assomption Sud et Nord, le chemin des Commissaires, le rang de l’Achigan et la rue Saint-Étienne », résume-t-il en soulignant qu’une attention particulière a été apportée sur l’intersection localisée à quelques mètres du pont Bailleul sur la route 341.

M. Drapeau ajoute qu’une étude de cet ordre analyse entre autres le débit de la circulation des véhicules et des piétons, ainsi que le taux d’accidents.

Une première phase

« Actuellement, nous sommes dans la première phase de l’étude, qui est donc préliminaire », prévient-il spécifiant du même souffle que les conclusions seront connues vers l’automne prochain, lorsque l’étude sera complétée.

Il a toutefois été possible de savoir que les routes analysées sur le territoire assomptionniste ont été classées « pour la plupart A », résume le directeur, sur une échelle de A à F, des plus praticables aux plus achalandées.

« Il n’y a pas de problème sur les intersections existantes », commente-t-il.

Avec un flux de circulation supplémentaire, qui sera engendré par l’arrivée de nouveaux résidents par exemple, certaines intersections pourraient se retrouver dans un classement « B », enchaîne M. Drapeau.

Une jonction est déjà catégorisée « B ». Il s’agit du chemin des Commissaires et du rang de l’Achigan, où une recommandation pourrait être émise.

Il y a aussi le croisement entre le boulevard L’Ange-Gardien et du rang de l’Achigan qui présenterait une configuration problématique.

Routes problématiques

Des routes ont cependant mérité la cote « F », soit le rang du Bas-de-L’Assomption Sud et le rang du Bas-de-L’Assomption Nord. À ce sujet, le maire suppléant, Jean Raynault, insiste sur le fait que ce ne sont pas les développements immobiliers qui créeront des scénarios problématiques, puisqu’ils sont déjà présents. Pour lui, l’étude est rassurante en ce sens, mais il consent toutefois que ces projets futurs n’aideront pas les zones critiques.

« Le développement ne se fera pas du jour au lendemain, mais bien sur une période de cinq à huit ans. L’étude fait en sorte que ces développements ne nous amèneront pas de mauvaises surprises », rassure M. Drapeau, soulignant au passage que le phénomène de congestion routière est présent à l’ensemble de la région métropolitaine et que des pistes de solution seront prochainement analysées.

Le directeur général tient pour sa part à rappeler que l’étude sur la circulation a été mise en place afin de prévenir le futur et de demeurer proactif au niveau de la planification.

L’étude menée par la firme Cima + tient compte du développement de la Ville de L’Assomption sur une période de 15 ans et est réalisée au coût de près de 36 000$.