Monique Pauzé parle d'environnement et des changements climatiques

Publié le 15 avril 2017

Monique Pauzé a reçu la population au Centre à Nous pour une conférence sur l'environnement.

©(Photo gracieuseté - Monique Pauzé)

C'est au Centre à Nous que la députée fédérale de Repentigny, Monique Pauzé, a reçu la population pour une conférence qui portait sur l'Environnement et changement climatique: la réalité canadienne au-delà des apparences.

Près d'une centaine de personnes sont venues entendre la députée sur ce sujet. En dressant un portrait global des conséquences du réchauffement climatique à travers le monde, Monique Pauzé a exposé l’urgence d’agir. Elle a par la suite expliqué les raisons qui font que le Canada n’atteindra jamais les cibles auxquelles il s’est engagé en ratifiant de l’Accord de Paris.

La députée fédérale a rappelé que pour se faire, le Canada devrait laisser dans son sol plus de 85 % de ses ressources pétrolières. «Depuis son arrivée au pouvoir, le gouvernement Trudeau a donné le feu vert à de nombreux projets polluants comme le gazoduc Pacific Northwest, qui deviendra l’un des principaux émetteurs de gaz à effet de serre au Canada. On parle ici d’une augmentation des GES de 1 % à l’échelle canadienne. Il a aussi donné son aval au projet d’oléoduc Trans Mountain et le remplacement de la canalisation 3 du pipeline d’Enbridge», souligne Monique Pauzé.

Toujours selon la députée, Justin Trudeau n’a pas juste fait siennes les cibles peu ambitieuses de réduction des émissions de GES de l’ancien gouvernement conservateur, il est confronté à la même réalité que ce dernier. Le Canada est un pays pétrolier et l’économie des provinces de l’Ouest et tout comme l’Ontario dépend de l’exploitation des sables bitumineux.

« [Justin] Trudeau avait promis d’investir deux milliards de dollars sur quatre ans dans un cadre pancanadien de lutte aux changements climatiques, ce plan n’existe toujours pas. Dans son nouveau budget, il a coupé 750 millions de dollars cette année et 500 millions l'an prochain prévus dans le Fonds pour une économie à faibles émissions de carbone», d'ajouter Monique Pauzé.

La députée bloquiste a tout de même voulu rassurer la population sur les multiples initiatives tant à l’échelle internationale que local. Elle a entre autres cité la station de traitement des eaux usées de Repentigny qui fait partie de la courte liste des usines d’épuration du Québec à recourir à la biométhanisation pour digérer la matière organique et ainsi générer son propre biogaz, et d’autres villes comme L’Assomption qui collecte déjà les matières organiques. Elle a aussi rappelé que chaque geste compte et que tous les citoyens peuvent agir concrètement pour lutter contre les changements climatiques. (PC)