Dans la peau d’un journaliste

Des étudiants du Collège de l’Assomption reçoivent la visite d’un ancien


Publié le 17 janvier 2017

Le journaliste s’est adressé aux étudiants de secondaire 5.

©Photo TC Media - Renée-Claude Doucet

SCOLAIRE. Les élèves de 5e secondaire du Collège de l’Assomption seront appelés à devenir journaliste le temps d’un projet spécial réalisé dans le cadre de leur cours «Monde contemporain». Question d’apprivoiser le métier, ils recevaient récemment la visite du correspondant parlementaire de Radio-Canada, Mathieu Dion.

Natif de Repentigny, Mathieu Dion a gradué du Collège en 2004. Celui qui relève le défi de l’Assemblée nationale chaque matin se faisait une joie de revenir s’imprégner de l’énergie de l’école qui a marqué son adolescence. «Revoir la classe où j’ai eu mon premier cours m’a replongé dans mes souvenirs. On vit de grands moments au secondaire. J’ai énormément changé dans cette école-là. J’y ai façonné mon identité. Je me sens redevable envers cette institution qui m’a permis d’explorer plein de choses», souligne le jeune trentenaire.

Un des moments forts qui a marqué Mathieu lors de son passage au Collège est certainement cette fois où il a été appelé à lire un texte devant ses camarades de classe. «Lorsque j’étais en secondaire un ou deux, je n’avais pas beaucoup d’amis, j’étais plutôt introverti; je me consacrais à étudier. Un jour, une enseignante de français m’a suggéré de lire aux élèves un poème à la vieille chapelle; un poème de Clémence Desrochers. Après, lors des présentations orales, j’ai découvert que j’aimais vraiment faire ça. C’est aussi de cette façon que j’ai commencé à me faire des amis.»

C’est l’enseignant Fernand Laberge qui a lancé l’invitation à Mathieu Dion.

©Photo TC Media - Renée-Claude Doucet

On vit de grands moments au secondaire. Je me sens redevable envers cette institution qui m’a permis d’explorer plein de choses. Mathieu Dion, journaliste

Trucs et conseils

C’est l’enseignant Fernand Laberge qui a pris l’initiative d’inviter le journaliste dans sa classe. Après quoi ce dernier a insisté pour venir rencontrer les élèves groupe par groupe, plutôt que d’offrir une seule conférence. Il souhaitait tâter le pouls des étudiants, connaître leurs intérêts et leurs façon de consommer de l’information. Il s’est donc entretenu avec six groupes au cours de sa visite. En plus de relater son parcours professionnel, il a partagé quelques trucs de journalisme et établi les bases d’un reportage à ces jeunes protégés.  

Ces précieuses informations permettront aux élèves de réaliser deux travaux dans le cadre de leurs cours Monde contemporain/Anglais et Monde contemporain/Français. «Ils devront notamment préparer une entrevue avec une personne de leur choix, qui peut être une personne de leur entourage, en situant l’entrevue dans un contexte historique. Je pourrais prendre la Révolution tranquille, par exemple…», explique M. Laberge.

Bien s’informer

Mathieu Dion confie avoir adoré sa première expérience en tant «qu’enseignant d’un jour». Ses rencontres lui ont permis de partager sa passion et d’inviter les jeunes à s’intéresser à la politique. «Les gens donnent une grosse partie de leur salaire au gouvernement. Ceux qui disent que ça ne les intéressent pas, honnêtement, je ne comprends pas. On travaille tellement fort… en quelque sorte, on investit dans le gouvernement et on espère avoir un bon retour. Pour y arriver, il faut voter et pour voter intelligemment, il faut être bien informé», termine-t-il en évoquant l’importance du métier de journaliste.

Mathieu Dion a occupé différents postes à Radio-Canada.

©Photo gracieuseté