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Les enfants s'initient à l'agriculture aux Jardins Urbains de Saint-Sulpice

Le camp de jour du SAFIMA à la découverte de la MRC


Publié le 16 juillet 2017

Les jeunes du camp de jour du SAFIMA passeront sept semaines aux Jardins Urbains de Saint-Sulpice et avec l'aide de Reza Mehmannavaz, ils s'enrichiront sur l'agriculture.

©TC Media - Olivia Nguonly

INTÉGRATION. « Quand il fait trop chaud, la laitue n'aime pas ça, mais les tomates, elles ont besoin de soleil », partage Reza Mehmannavaz, propriétaire des Jardins Urbains à Saint-Sulpice, aux jeunes inscrits au camp de jour du SAFIMA qui seront en visite dans ses installations une journée par semaine durant la période estivale.

Pour un quatrième été, le Service d'aide à la famille immigrante et de la MRC de L'Assomption (SAFIMA) accueille ainsi des enfants issus de l'immigration dans le but de leur faire découvrir leur milieu de vie et de favoriser leur intégration.

« Pendant sept semaines, on se déploie un peu partout dans la MRC, dans les parcs, les biblios, et ici, aux Jardins Urbains pour le projet Fermiers en herbe. Le camp permet aux jeunes de socialiser, sinon certains resteraient à la maison tout l'été », explique Maude Coulombe, intervenante et responsable du camp du SAFIMA.

Sur les terres et dans les serres de M. Mehmannavaz, docteur en biosystème et agriculture et spécialiste en traitement des sols, et de Marianne Baron, les enfants en apprendront davantage sur les plantes, les semences, l'arrosage et les récoltes.
TC Media - Olivia Nguonly

Sur les terres et dans les serres de M. Mehmannavaz, docteur en biosystème et agriculture et spécialiste en traitement des sols, et de Marianne Baron, les enfants en apprendront davantage sur les plantes, les semences, l'arrosage et les récoltes.

« Il y a 16 ans, nous étions la première épicerie proposant des produits bio, naturels et locaux en ligne », rappelle Mme Baron, qui ajoute qu'aujourd'hui l'offre des Jardins Urbains se chiffre à plus de 3000 produits sur le web.

À raison d'environ 30 participants par semaine, du 3 juillet au 18 août, le camp du SAFIMA permet aussi aux jeunes issus de l'immigration de parfaire leurs connaissances de la langue française. Et pour une première fois, il accueille des jeunes en francisation à l'école.

La priorité aux familles

Pour le spécialiste en traitement des sols, le partenariat mis en branle avec le SAFIMA entre en continuité avec la mission qui a toujours été mise de l'avant aux Jardins Urbains.

« Notre mission, ça toujours été les enfants et les familles. Si nous avons mis notre concept de vente en ligne en place, c'était pour eux: pourquoi perdre trois ou quatre heures par semaine dans des grandes surfaces quand on peut rester à la maison avec notre famille et choisir ensemble ce qu'on peut manger? », questionne-t-il.

Sur les terres et dans les serres de M. Mehmannavaz, docteur en biosystème et agriculture et spécialiste en traitement des sols, et de Marianne Baron, les enfants en apprendront davantage sur les plantes, les semences, l'arrosage et les récoltes.
TC Media - Olivia Nguonly

L'agriculteur invite ainsi les familles à venir elles-mêmes sur place afin de visiter les installations et procéder à l'autocueillette de salade et de légumes. Il croit que c'est en mettant les pieds dans des endroits comme les Jardins Urbains que les habitudes alimentaires des jeunes, et des moins jeunes, peuvent changer.

« Ils voient comment ça se passe, les étapes, et leurs perceptions changent une fois rendues à la maison. »

Le passionné d'agriculture croit toutefois que le modèle québécois dans ce domaine est déficitaire en raison des productions à grande échelle qui prédominent. « On met plus d'énergie sur le terrain comparé aux récoltes, car c'est devenu une grosse business. S'il y avait 1000 petites fermes comme la nôtre autour de Montréal, ça pourrait suffire à nourrir tous les Montréalais », croit M. Mehmannavaz.

Pour infos sur Les Jardins Urbains, un lieu ouvert aux familles et au public: lesjardinsurbains.ca. Pour en savoir plus sur le SAFIMA: www.safima.ca