L'insignifiante
« History repeats itself ». Chaque semaine, assise devant l'écran de mon ordinateur, je me morfonds. Tandis que je m'enfonce de plus en plus dans mon fauteuil, je me demande quelle vide faconde je suis sur le point d'écrire. De toute évidence atteinte d'incontinence textuelle, maladie que j'ai sans doute contractée sur les bancs de l'université, je crains d'être insignifiante.
Non mais, je ne sais pas quoi dire, bordel !!!
Non mais, je suis qui moi, petite sirène de Mascouche à peine sortie de l'adolescence, pour critiquer notre société ?
Plus j'y pense, plus je ne me sens « pas grosse dans mes culottes ».
Franchement, il faut vraiment avoir un formidable ego pour oser croire que des inconnus veulent savoir ce qu'on pense à propos de tel ou tel sujet…Je comprends parfaitement que certains éditorialistes sont également des spécialistes de politique, économie ou histoire, ce qui les rend fort pertinents.
Mais moi ?
Chaque semaine, je me remets en question, j'angoisse. Je fais le tour des sujets qui m'interpellent. J'angoisse. Je réfléchis, je m'enflamme, je me calme, puis je passe au prochain dossier, m'interrogeant à savoir si ma chronique sera insipide…
Puis tout à coup, je pense à un truc et je ris toute seule en pianotant sur mon clavier, me sentant de plus en plus légère à la mesure où les caractères apparaissent sur mon écran.
À bien y penser, la chronique d'humeur est un exercice qui constitue une excellente séance de psychothérapie hebdomadaire pour une névrosée de mon calibre…