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«Le grand nettoyage canadien»

Reine Côté par Reine Côté
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Article mis en ligne le 15 mai 2007 à 14:05
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«Le grand nettoyage canadien»
Ernest Bourgault a procédé au lancement de son livre accompagné de son épouse Gilbert le 21 avril dernier. (Photo:Roger Lacoste)
«Le grand nettoyage canadien»
Ernest Bourgault, un résident de Repentigny, vient de faire paraître son deuxième bouquin dans lequel il relate sa lutte pour préserver la langue française qu'il estime être une grande richesse.
M. Bourgault et son épouse, Gilbert Châtelain, sont tous deux nés hors du Québec, en Saskatchewan pour être exact. Issus de famille d'expression française, ils ont milité avec acharnement toute leur vie pour le droit à l'enseignement du français dans leur communauté.

Le récit d'Ernest Bourgault trace les embûches auxquels ils ont été confrontés, comme couple francophone noyé dans une mer d'Anglophones insensibles à la langue de Molière.

Qu'à cela ne tienne, le couple était bien décidé à élever leurs six enfants en français dans l'Ouest canadien. La langue et la culture reçues en héritage ne se perdraient pas, elles grandiraient à travers leur progéniture. Leur détermination ferait fi des obstacles. Du moins l'espéraient-ils.

Même si la Saskatchewan des années 60 présentait un contexte peu propice à la survie du français, quelques communautés regroupaient des gens venus du Québec bien décidé à conserver leur culture francophone: Gravelbourg, Vonda, Debden. Quelques exemples de villages où la vie se déroulait en français. Cependant, l'exode vers les villes, les mariages intergroupes linguistiques allaient entraver l'épanouissement du français dans ces contrées lointaines.

À l'exemple des personnages de la série «Les tisserands du pouvoir», le couple Bourgault-Châtelain allait connaître la difficile lutte pour préserver leur langue. En 1967, ils décident de venir s'installer au Québec, constatant la disparition imminente de leur langue dans l'Ouest.

Il s'agit du deuxième livre de l'auteur qui avait publié en 2000: «Ma guerre buissonnière». Le message de M. Bourgault est clair: «La langue française est plus menacée qu'on ne le croit. Il faut réagir et savoir où en est la situation actuelle». L'auteur de Repentigny admet que la situation s'est améliorée malgré tout au Québec depuis l'adoption de la loi 101.

(Photo:Roger Lacoste)

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