Jeune et inexpérimentée !
Vous souvenez-vous de votre premier emploi ? Une dame que j'interrogeais pour une série d'articles sur la situation des jeunes dans Lanaudière m'a posé cette question.
Elle prétendait qu'on se souvient toujours de son premier emploi. Une étape marquante pour la plupart d'entre nous. Attendez que je me souvienne. Oui, oui, je me revois dans une station de taxi. J'y étais répartitrice. Je redistribuais les appels placés à chacun des chauffeurs de taxi. Je travaillais pour la compagnie «Taxi Naudville» à Alma. Je le faisais la nuit car, évidemment, à qui donne-t-on ces chiffres dont personne ne veut ? À des étudiants. J'avais 17 ans. Mes compagnons de travail étaient des hommes. Principalement dans la vingtaine et la trentaine. Un seul approchait la soixantaine. Tous m'ont traité avec le plus grand respect. Même qu'ils avaient une attitude plutôt paternaliste à mon endroit. J'étais très mignonne pourtant. Dieu merci, il existe des hommes bien malgré tout ce que l'on entend! Je me rappelle aussi l'emploi suivant. Je me suis retrouvée dans un salon de soins esthétiques comme assistante-esthéticienne. Je commençais une formation dans cette branche. J'y ai commis des maladresses…J'en suis encore gênée. Si je l'avoue publiquement, ça va peut-être exorciser cet impair qui me hante. Le salon vendait une ligne de parfums alors que moi, je faisais la promotion de la ligne Irish Spring. Eh oui, j'aimais l'odeur insistante que ce savon laissait sur les jeunes mâles de mon entourage. Comme le disait mon oncle Claude: «Les goûts ne sont peut-être pas à discuter, mais ils sont à améliorer!» Ma patronne était gênée de moi et je la comprends très bien. Je n'ai pas été longtemps à l'emploi de ce salon et j'ai changé de domaine d'emploi. Mes goûts aussi ont changé, croyez-moi !