Articles à vendre | Vente aux enchères | Appel d'offres | Emplois | Circulaires | Nos Hebdos | Interurbain | Rencontre en ligne | Weblocal
Hebdo Rive Nord
Concours Classique Golf
Envoyer ce texte à un ami Imprimer cette page Réagissez à cet article

Cordes et chants traditionnels font une scène

Les Charbonniers de l'enfer et le Quatuor Claudel-Canimex en spectacle le 2 juin

Reine Côté par Reine Côté
Voir tous les articles de Reine Côté
Article mis en ligne le 22 mai 2007 à 10:52
Soyez le premier à commenter cet article
Cordes et chants traditionnels font une scène
Robert Roy a rencontré la presse avec Chantal Marcil et Michel Bordeleau, des deux groupes qui monteront sur scène le 2 juin à 19h30 à l'École Jean-Baptiste Meilleur. (Photo:Roger Lacoste)
Cordes et chants traditionnels font une scène
Les Charbonniers de l'enfer et le Quatuor Claudel-Canimex en spectacle le 2 juin
Les Charbonniers de l'enfer et le Quatuor Claudel-Canimex sur une même scène ? Étrange alliance ? Certains sceptiques pourraient être confondus puisque les deux groupes se produiront ensemble à l'École Jean-Baptiste Meilleur le 2 juin.
L'ARAM se fait décidemment très active. En plus de la tenue de son concours annuel de musique, voilà qu'elle annonce un autre spectacle réunissant cette fois le Quatuor Claudel-Canimex et Les Charbonniers de l'enfer. Rencontre entre le classique et la tradition. Un mariage des genres dans leur forme la plus pure. Critère essentiel dans l'esprit des organisateurs lorsqu'ils ont commencé à élaborer ce spectacle.

Hasard ou pas, cette rencontre sera aussi celle des sexes. Le Quatuor est composé de quatre femmes: Chantal Marcil, Hélaine Marcil, Marie-Josée Arpin, Annie Parent. De l'autre côté, ce sont cinq chanteurs qui forment Les Charbonniers de l'enfer: Michel Bordeleau, Michel Faubert, André Marchand, Normand Miron, Jean-Claude Mirandette. Voilà pour les présentations.

Quand Robert Roy, de l'ARAM, essayait de trouver des artistes dégageant cette sonorité si pure, il a vite pensé à ces deux groupes. Avec leurs quatre instruments à cordes, le quatuor correspondait bien à l'idée de pureté qu'imaginait le directeur de l'ARAM. Quant aux Charbonniers, ils chantent à capella, sans aucun accompagnement instrumental, quoi de mieux!

« On cherchait à innover. C'est pourquoi il nous arrive de faire des fusions », affirme M. Roy, qui tente d'expliquer l'association de ces deux groupes non évidente à première vue.

Oui, la fusion des styles disparates fait très tendance. Robert Roy le sait. « On sent ces tendances et, malheureusement, le mélange des genres ne donne pas toujours de bons résultats. Parfois, ça dilue le produit final », convient le directeur. En choisissant ces deux groupes, M. Roy savait que le résultat final serait très bon. « Les Charbonniers sont dépouillés de tout artifice et vont à l'essentiel », estime Robert Roy.

Puis, l'ARAM subit une forte compétition étant donné la grande diffusion musicale qui caractérise Lanaudière.

« Il faut donc singulariser notre programmation et notre diffusion, soutient Robert Roy. Mais, nous voulons continuer dans cette veine et innover encore. Ça force l'imagination. »

Après tout, Lanaudière n'est-elle pas une terre de tradition et le berceau de grands musiciens classiques. Perception partagée par Michel Bordeleau et Chantal Marcil, tous deux présents à la rencontre de presse.

Les deux groupes occuperont la scène à tour de rôle avant de s'unir pour une prestation combinée. Le directeur de l'ARAM fait savoir qu'on laissera les groupes improviser comme ils veulent et au moment qu'ils décideront.

Le Quatuor Claudel-Canimex présentera évidemment une facture assez classique avec, entre autres, la présentation du «Quatuor en sol mineur» d'Edvard Grieg. Trente-cinq minutes qui s'écouteront « comme une grande dégustation» comme le dit si bien sur un ton coquin la violoncelliste.

La partie des Charbonniers de l'enfer fera une place spéciale au dernier album qui vient tout juste de paraître: «À la grâce de Dieu». Bien sûr, ils y ajouteront quelques pièces de leur ancien répertoire.

La rencontre organisée paraît tout à fait naturelle pour Michel Bordeleau et Chantal Marcil.

« Autrefois, il n'était pas rare que les chants traditionnels soient inspirés de la musique classique. L'inverse est aussi vrai », informe le charbonnier Michel. « Tout à fait. Les premières musiques classiques étaient des mouvements de danse comme le menuet, la gigue, la gavotte, explique la violoncelliste Chantal. Ce sont les ancêtres des symphonies et des sonates.»

L'ARAM est convaincue d'avoir trouvé une combinaison gagnante. Le chant traditionnel est dans l'air du temps. « Depuis, une dizaine d'années, il y a un vent favorable au retour de la musique traditionnelle. Les jeunes se réapproprient cette musique-là », croit Michel Bordeleau.

(Photo:Roger Lacoste)

Ces articles pourraient également vous intéresser

Vos commentaires

Nom complet:
(requis)


Adresse courriel:


Vos commentaires :
(requis)


Svp inscrire le mot affiché ci-dessus Impossible de lire le mot?

Svp inscrire le mot affiché ci-dessus:


Chez nos voisins