Qu’on le connaisse ou pas, Maître Shi De Cheng dégage un aura de respect.(Photos:Roger Lacoste)
Maître Shi De Cheng transmet son savoir à Repentigny
Première fois au pays
D’un calme serein, faisant place au mystère, le Maître Chen Qin Zhen, plus connu sous le nom de Shi De Cheng était de passage à Repentigny afin de transmettre son savoir aux adeptes du Shaolin et de la méditation.
Rencontré à l’Institut Long Feng de Repentigny, Shi De Cheng impose le respect. Ne sachant que quelques mots en français et connaissant un peu l’anglais, l’entrevue s’est déroulée en chinois. Steve Carbonneau de l’Institut Long Feng et Éric Gosselin ont servi de traducteurs. Ces messieurs ont d’ailleurs servi de guide au prestigieux invité durant toute la semaine.
Maître Shi De Cheng en était à son premier séjour en sol canadien. «J’ai adoré mon séjour. J’ai trouvé les gens très accueillants et chaleureux. Je suis venu ici pour promouvoir le kung-fu Shaolin et l’harmonie du bouddhisme. Vous savez, le Shaolin n’est pas qu’un art de combat, mais aussi un art qui contrôle les émotions. On veut créer un sentiment paisible, de paix intérieure. C’est pour ça que le Shaolin touche également la méditation», explique, le maître.
Au cours de son périple repentignois, Shi De Cheng a partagé ses connaissances lors de quatre séminaires. Il a aimé ce qu’il a vu des élèves de la région. «Le contact s’est très bien fait. L’atmosphère s’est rapidement transformée en chaleur humaine. Nous sommes vite devenus des amis», raconte le maître, impressionné par la politesse des participants. «C’est sûr que je vais revenir au Canada», ajoute-t-il.
Shi De Cheng a fait partie du premier groupe d’ambassadeur de Shaolin à voyager à travers le monde pour promulguer l’art de ce type de kung-fu.
Il a voyagé dans le monde entier Singapour, Malaisie, Thaïlande, Angleterre, France, Allemagne, Italie, Autriche, Roumanie et États-Unis et maintenant le Canada.
Il a fondé en 2001 son école après deux décennies dans les murs du temple de Shaolin (Chine).
Son premier maître a été son père du temps de Mao lorsque la pratique du kung-fu n’était pas autorisée en Chine.
À son arrivée au temple, au début des années 1980 il a commencé son apprentissage de l’art traditionnel de Shaolin avec le grand Maître Shi Su Yun. À la vingtaine, il est devenu le Maître disciple de la 31e génération du temple de Shaolin.
L’argent qu’il ramasse lors de ses différents séminaires sert à la construction de son temple en Chine. Ce dernier subvient au besoin des enfants de la rue. Ils sont logés, nourris, éduqués et entraînés.